Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez sur Questions au gouvernement: Jean-Marc Ayrault répond à Bernard Roman

La question – qui n’en était pas une – a clairement été posée pour permettre au Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, de s’exprimer, au sein de l’Assemblée nationale, sur le projet de loi «mariage pour tous». Lors des questions au gouvernement du mardi 12 février, peu avant le vote du projet de loi en première lecture, Bernard Roman, député PS du Nord et farouche partisan de l’égalité des droits entre homos et hétéros, a une nouvelle fois remercié les ministres Christiane Taubira et Dominique Bertinotti, les rapporteur-e-s Erwann Binet et Marie-Françoise Clergeau, le président de l’Assemblée Claude Bartolone. Il a aussi rappelé les grandes dates de l’histoire de l’homosexualité en France, ce qui l’a amené à cette phrase:

«Désormais, avec ce texte, [l’homosexualité] sera reconnue non plus pour ce qu’elle n’est pas, mais pour ce qu’elle: une sexualité autre mais normale, qui justifie l’égalité juridique, qui justifie de fonder un foyer et une famille, au nom du droit au bonheur et du désir de transmettre.»

Le temps que se rassoient les député-e-s SRC, qui s’étaient levé-e-s pour applaudir Bernard Roman, puis Jean-Marc Ayrault a à son tour pris la parole:

«Le gouvernement est fier de cette réforme, parce que cette réforme, mesdames et messieurs les député-e-s, s’inscrit dans une longue lignée de réformes républicaines pour l’égalité et contre les discriminations.»

«Cette loi va étendre à toutes les familles les protections garanties par l’institution du mariage, a poursuivi le Premier ministre. Et contrairement à ceux qui vocifèrent, mais heureusement ils sont minoritaires, eh bien ce vote, cette loi, va renforcer l’institution du mariage.

«Et puis je voudrais saluer et remercier la solidarité, la fermeté dans les convictions de tous les députés de la majorité, et même parfois au-delà. Vous avez su vous montrer soudés, concentrés, convaincants d’un bout à l’autre du débat.»

Le Premier ministre avait débuté son discours sur le «grand débat parlementaire» qui allait s’achever, il l’a conclu en remerciant le Parlement:

«Je voudrais remercier tous les députés de la majorité, mais ceux aussi pour l’immense majorité d’entre eux, de l’opposition, je dis bien l’immense majorité d’entre eux qui ont su défendre leurs convictions avec dignité. Merci au Parlement, d’abord à l’Assemblée nationale et demain c’est au Sénat, dans quelques semaines, de compléter ce travail législatif, je n’ai aucun doute, cette loi restera comme une des grandes lois de la République.»

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