Badou Ahmed et Altin, deux gays maliens, ont échappé de peu à la mort grâce à l’intervention de l’armée française dans leur pays. Dans ce reportage d’i-Télé, Badou Ahmed raconte avoir été arrêté par la police islamique dans sa ville de Gao:

«Lorsque la police islamique est venue m’arrêter, on m’a dit que mon ami avait tout avoué. Ils m’ont enfermé dans une pièce et battu jusqu’à ce que je perde connaissance».

Les deux hommes seront condamnés à la peine de mort par décapitation après un procès expéditif. L’ami de Badou, Altin, raconte sa libération:

«J’étais en prison en attendant mon exécution. Puis il y a un bombardement pendant la nuit. Une foule est arrivée et a brisé la porte de ma cellule et on m’a dit que j’étais libre, que la ville avait été débarrassée des islamistes».

La ville de Gao a été reprise aux islamistes par les armées française et malienne le 25 janvier dernier. Contacté par Yagg, l’État Major des Armées indique ne pas avoir eu connaissance de cette histoire ou d’autres cas de ce type. Selon l’ILGA, il n’existe aucune loi réprimant l’homosexualité au Mali, mais aucun loi ne protégeant les homosexuels non plus.

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