Ce matin, Christian Jacob, le président du groupe UMP à l’Assemblée nationale, s’est targué d’avoir reçu une lettre du Président de la République, auquel il avait écrit au sujet de la circulaire GPA. François Hollande y réaffirme sa position:

«Il ne s’agit donc en aucun cas d’une reconnaissance de la gestation pour autrui à laquelle je suis, comme vous le savez, formellement opposé. (…) Je souhaite que le débat sur le projet de loi sur l’ouverture du mariage de même sexe, qui ne contient aucune disposition sur la procréation médicalement assistée ou sur la gestation pour autrui, puisse se dérouler dans des conditions de respect mutuel conformes à nos traditions parlementaires.»

Pour déstabiliser le gouvernement sur la question de la gestation pour autrui, la droite s’appuie notamment sur une tribune publiée en 2010 sur Le Monde.fr et signée notamment par trois membres du gouvernement actuel: Najat Vallaud-Belkacem, Aurélie Filippetti et Alain Vidalies.

«Oui, sans encadrement, la société peut dériver vers une instrumentalisation des femmes, une réification de leurs corps, une marchandisation de l’enfant, peut y lire. Sans encadrement, les droits de tous ceux dont le corps peut être source de profit sont en danger. C’est la raison pour laquelle nous proposons de fixer le cadre qui permettra aux femmes de porter un enfant pour d’autres parents sans voir leurs droits menacés.»

«Encadrer la gestation pour autrui, c’est reconnaître que cette liberté et ce projet ne s’arrêtent pas aux frontières biologiques. Des parents, des géniteurs, une gestatrice peuvent permettre, ensemble, la venue au monde d’un enfant. Il revient à la société de fixer le cadre nécessaire à la protection de cette liberté.»

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