Elles sont quatre, un peu Desperate Housewives mais pas trop. Il y a une vingtaine d’années, elles étaient connues sous le nom de Tiger Lily, groupe de rock féminin riot et talentueux. Tout s’est arrêté avec la mort de leur manager, Théo Manis. Quand Les Inrocks classent leur album 5e dans la liste des 100 meilleurs albums de tous les temps, cela donne très envie à Stéphane (Ariane Seguillon), guitariste devenue gardienne de parking et sosie de Michel Sardou, de relancer le groupe. Les trois autres rechignent, elles ont toutes une vie qui leur convient. Croient-elles.

Car en fait, tout se fissure. Rachel (Camille Japy) se demande si sa famille, à laquelle elle a tout sacrifié, valait vraiment la peine qu’elle passe de Barbarella à Bree Van de Kamp. Muriel pète les plombs en direct à la télé et se fait virer illico. Rita (Florence Thomassin, une (re)découverte), la voix du groupe, envisage éventuellement de recommencer à avoir une vie sentimentale malgré la mort de Théo mais a du mal à laisser son fils Ziggy couper le cordon.

BONNE SURPRISE
Dialogues vifs, casting réussi jusque dans les tout petits rôles, Tiger Lily est la bonne surprise de ce début d’année côté séries françaises, malgré une baisse de régime après le troisième épisode (sur les six que compte cette première saison). Lio joue à merveille la présentatrice télé un peu superficielle qui s’aperçoit qu’elle a laissé son fils grandir sans elle – mais avec sa compagne. Quand une ministre homophobe lui est imposée dans son émission, elle ne retient plus sa rage et explose en beauté la porte de son placard, à la Rambo. Une scène au potentiel culte immense, qui à elle seule impose de donner sa chance à Tiger Lily (cliquez sur l’image pour voir les minutes qui mènent à ce coming-out):

Tiger Lily big

Tiger Lily, de Benoît Cohen, à 20h45 et 21h30, sur France 2.

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