Les opposant-e-s au mariage pour tous les couples se sont levé-e-s de très bonne heure ce matin pour une opération de grande envergure dans toute la capitale. Aux portes de Paris, les usagers du périphérique ont pu apprécier de revoir une fois de plus les slogans déjà aperçus lors de la manifestation du 13 janvier dernier: «L’enfant n’est pas un droit», «Tous libres et égaux dès la naissance», ou encore «Tous nés d’un homme et d’une femme». Rien de neuf du côté des arguments, donc. Relayées depuis l’aube, les photos de l’opération font le tour de Twitter à travers les hashtags #BonjourParis ou #radiolondres, preuve encore une fois que les opposant-e-s à l’égalité des droits aiment à se voir guidé-e-s par un esprit de résistance face à un oppresseur imaginaire qui les priverait de leurs droits élémentaires.

L’action du collectif a lieu en réaction aux débats à l’Assemblée nationale qui commenceront cette après-midi. En tout, ce serait 150 banderoles qui auraient été accrochées tout autour de Paris par des bénévoles, selon Benoît Gruau, l’un des organisateurs.

Pendant ce temps, Virginie Merle-Tellenne, dite Frigide Barjot, toujours présentée comme la figure de proue du mouvement, a débuté un tour en bateau mouche accompagnée de journalistes, afin de présenter cette opération dite «du mouvement de conscience»: «On demande la liberté de vote pour les députés. On veut du boulot, des emplois, pas de la loi Taubira» a-t-elle déclaré à l’AFP. Selon un tweet de Christine Boutin, la préfecture de police aurait d’ores et déjà confisqué les banderoles, tandis que la péniche de Frigide Barjot aurait été arrêtée par la brigade fluviale.

Photo La Manif pour Tous