La déception est grande chez les militant-e-s marseillais-e-s: ils/elles ont appris en début de semaine qu’il n’y aurait finalement pas de places de train à prix réduit pour la Marche de l’égalité à Paris ce dimanche. La Coordination LGBT Paca était pourtant parvenue à recueillir les inscriptions d’environ 500 personnes via un document à remplir en ligne. N’étant pas une organisation en tant que telle, elle se proposait de relayer auprès des inscrit-e-s les offres les plus intéressantes pour rallier Paris.

UN MANQUE DE FONDS
Problème: aucune offre n’a vu le jour. La LGP Marseille avait d’abord contacté la SNCF. Pour l’aller-retour, la compagnie ferroviaire proposait un tarif minimal de 162 euros. Un montant un peu élevé pour une journée de mobilisation, alors que des billets individuels étaient encore en vente à hauteur de 110 euros sur le site de la SNCF. Suzanne Ketchian, vice-présidente de la LGP Marseille, a confié à Yagg qu’elle espérait des prix beaucoup plus bas, entre 60 et 80 euros par personne.

De son côté, la Fédération socialiste des Bouches-du-Rhône a elle aussi entamé des démarches auprès de la SNCF. «On a juste pris des devis, précise la secrétaire générale Magali Le François, mais il n’a jamais été question d’un train pour 500 personnes, juste pour les camarades socialistes.» Mais même pour les seul-e-s militant-e-s PS, la dépense était trop importante. Le premier secrétaire fédéral Jean-David Ciot a finalement décidé de financer les places pour une quinzaine de militant-e-s de l’association Homosexualités et Socialisme (HES).

L’absence de train a été connue trop tard pour que des cars puissent être réservés. Résultat: seul-e-s ceux/celles qui en ont les moyens ont pu s’offrir le trajet jusqu’à Paris. Dans un mail, la Fédération PS a encouragé les partisan-e-s de l’égalité des droits à recourir au covoiturage pour manifester dimanche. La perspective des 15h de route aller et retour en a refroidi plus d’un-e.

Photo Fr.Latreille

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