sophia-aram-teleramaSophia Aram est l’invitée de Télérama cette semaine. L’entretien que l’humoriste accorde à l’hebdomadaire est l’occasion, une nouvelle fois, de rappeler les polémiques dans lesquelles elle s’est retrouvée (ou a plongé avec bonheur): les «gros cons» du FN, la bisbille avec Stéphane Guillon… Elle revendique son attachement à la laïcité, relativise («On ne peut pas comparer le courage d’une gamine pakistanaise de 15 ans aux angoisses d’une humoriste française qui vit dans le confort et la sécurité»), parle du voile, de son spectacle Crise de foi, de ses débuts, met les points sur les i:

«Ces temps-ci, les religieux se prononcent beaucoup sur le mariage pour tous. Je trouve normal qu’ils s’expriment… mais ils semblent oublier que le débat ne concerne pas le mariage religieux, juste le mariage civil.»

Le rire, une forme de résistance?

«Avec l’humour, on peut même aller très loin, bousculer les esprits et les convictions. Récemment, une jeune femme, très émue, m’a raconté qu’elle s’était servie d’une de mes chroniques sur le mariage pour tous pour annoncer à ses parents son homosexualité. J’en ai eu les larmes aux yeux.»

Elle refuse l’obligation de neutralité, rappelle le rôle des humoristes («Il a toujours existé des bouffons pour titiller les puissants»), revient sur ses tribunes dans Le Monde ou Libération, toujours motivées par des circonstances exceptionnelles.

Des morceaux choisis sont disponibles sur Télérama.fr, l’interview en intégralité dans le magazine actuellement en kiosques.

À lire ou relire également, l’interview de Sophia Aram sur Yagg: «Je ne suis pas mariée pour un tas de raisons, mais moi, j’ai le choix»