hes-grenoble[Mise à jour – 15h16] Ajout de la réaction d’HES.

Une douille de 9 mm et une lettre de menaces de mort. C’est ce qu’a reçu la fédération iséroise du Parti socialiste début novembre, révèle ce jeudi Le Dauphiné Libéré. La lettre, dont les menaces visent nommément Benjamin Rosmini, responsable d’Homosexualités et Socialisme (HES) à Grenoble, fait explicitement référence au mariage pour tous et demande le retrait du projet de loi: «Si le projet de loi portant sur mariage et adoption n’est pas retiré, et nous savons que c’est un député local qui le fait, alors nous devons agir contre le chef de cette association socialiste qu’est HES, écrivent le ou les auteurs de la lettre anonyme. Ne tachez pas de sang le PS local inutilement car la société française a des héritages qui vous dépassent. Ne prévenez pas les autorités car nous agirons immédiatement, sans attendre le retrait.» (lire l’intégralité de la lettre, tweetée par Benjamin Rosmini). Rappelons qu’Erwann Binet, le rapporteur du projet de loi, est député de la 8e circonscription de l’Isère.

Une plainte a été déposée par le PS local et une enquête préliminaire a été ouverte pour «menaces de mort sous conditions», indique le quotidien régional qui précise également que Benjamin Rosmini juge l’événement «très grave» mais le considère comme un «acte isolé».

Dans un communiqué, HES estime que «cette histoire, comme d’autres menaces reçues par les responsables nationaux et locaux d’HES et qui ont sans doute pour origine des personnes déséquilibrées, caractérise un débat démocratique de mauvaise qualité engagé depuis le mois de septembre, où l’on voit les approximations anthropologiques rivaliser avec les injures et les prédictions apocalyptiques concurrencer les mensonges. Alors, forcément, à force de se livrer à un débat de primates, on finit par susciter des vocations!». Et de conclure: «HES souhaite qu’en 2013, l’ensemble des acteurs du débat, notamment les opposants, sachent trouver la voie d’une discussion apaisée sur un projet de loi et des amendements en faveur de l’égalité des droits des couples et des familles, autant de dispositions déjà en vigueur dans un certain nombre de pays démocratiques dans le monde.».