Le procès de David Cecil, qui devait se tenir le 18 octobre, avait été reporté à ce matin, mercredi 2 janvier. Le Britannique était poursuivi pour la production de La Rivière et la Montagne, une pièce écrite par un autre Britannique, Beau Hopkins, sur un jeune gay confronté à la corruption de son patron. La veille de la première représentation, David Cecil avait reçu une lettre du Conseil ougandais des médias, demandant que la pièce ne soit pas jouée tant que que le Conseil n’avait pas décidé si elle devait ou non être autorisée, une lettre qu’il a prise comme une simple recommandation.

Les charges ont finalement été abandonnées pour manque de preuves. Sur son blog, la militante LGBT américano-sud-africaine, Melanie Nathan, qui a suivi toute l’affaire, rapporte que les témoins ne semblaient pas très pressés de témoigner contre le producteur.

David Cecil risquait 2 ans de prison. «Cette décision montre que le système judiciaire ougandais fonctionne en Ouganda et cela ravive ma foi en la société ougandais», a-t-il déclaré à la BBC. Il a également expliqué qu’il ne remonterait pas la pièce: le Conseil ougandais des médias a exigé la suppression d’un trop grand nombre de passages.

Dans le même temps, un militant LGBT ougandais, Kaweesi Joseph, cofondateur de l’association LGBT Youth on Rock Foundation, a été arrêté dimanche pour prosélytisme et promotion de l’homosexualité. Cette arrestation intervient après un cambriolage des locaux de Sexual Minority Uganda (Smug), au cours duquel des ordinateurs et disques durs ont été volés. Il n’est pas possible d’affirmer pour l’instant que ces 2 événements sont liés.

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