SOS Homophobie annonce avoir reçu trois fois plus d’appels en décembre qu’il y a un an à la même période. En cause, selon l’association, la multiplication des déclarations homophobes de la part des opposants au projet de loi d’égalité des droits:

« Si les sermons de prêtres appelant à manifester contre le mariage pour tou-te-s ont été nombreux à nous être relayés suite aux messes célébrées le 24 décembre, plusieurs jeunes lesbiennes, gays, bi ou trans nous ont également contacté-e-s ces derniers jours pour exprimer leur désarroi, leur souffrance et leur détresse face à leurs familles, enseignant-e-s ou proches qui ont exprimés des propos empreints d’homophobie et de violences, n’en déplaisent aux organisateurs de la manifestation du 13 janvier prochain. »

SOS Homophobie s’en prend particulièrement au courrier adressé par le secrétariat général de l’Enseignement Catholique aux établissements privés de cette obédience (Lire L’enseignement catholique s’oppose à l’égalité des droits, les efFRONTé-e-s s’indignent).

  « Avant d’encourager des initiatives locales pour s’opposer au mariage laïc et républicain pour tou-te-s, l’enseignement religieux serait bien avisé d’encourager une réflexion en son sein sur le mal-être et le suicide des jeunes LGBT et son possible lien avec la «croissance harmonieuse» dont le secrétaire général de l’Enseignement Catholique se prévaut. S’il fallait encore rappeler l’évidence : ce n’est ni l’égalité des droits, ni le mariage pour tou-te-s, ni l’homoparentalité qui font courir un risque aux enfants mais bien la haine, l’intolérance et le rejet qu’ils et elles peuvent subir en raison de leur orientation sexuelle, de leur identité de genre et de celles de leur entourage. »