Jeudi 27 décembre, à 23h, France 2 programme On n’demande qu’à le connaître, un portrait inédit de Laurent Ruquier réalisé par Gérard Miller. Un événement car pour la première fois, l’animateur-producteur se confie sur sa vie personnelle avec une liberté et une aisance qu’on ne lui connaissait pas. On passera sur le ton péremptoire et souvent trop élogieux du psy aux commandes du documentaire – Gérard Miller fait partie de la fameuse «Bande à Ruquier», bonjour la distance!  – pour s’intéresser davantage au parcours du jeune provincial maladroit, issu d’une famille modeste (le père est ouvrier sur les chantiers navals du Havre) qui débarque à Paris avec son cheveu sur la langue et son look improbable pour faire la carrière à succès que l’on sait.

COMING-OUT
Laurent Ruquier le dit lui-même et avec insistance: «Le fait d’avoir fait mon coming-out a été une étape majeure dans ma façon d’être à la télévision […] Pour parler aux autres, il ne faut pas se mentir à soi-même». Miller y croit aussi, à cette «étape majeure», et en fait quasiment l’axe principal de son documentaire. Avant de sortir du placard, Laurent Ruquier enchaîne deux bides à la télévision, dont l’incroyable «accident industriel» des Niouzes, sur TF1: seulement 5 jours à l’antenne! Puis vient le coming-out, sur scène, en 1997, au détour d’un sketch, où l’on sent que l’humoriste se libère d’un vrai poids.

COMPAGNON
Ruquier parle même d’une «transformation physique». L’homme n’a jamais été à l’aise avec son corps. Cette «carapace» qu’évoquent ses proches, elle persiste encore aujourd’hui. Même si celui qui partage sa vie depuis 10 ans, Benoît Petitjean, apparaît enfin au grand jour et témoigne dans ce portrait. Que le chemin est long! Laurent Ruquier évoque également une tentative de suicide, suite à un chagrin d’amour, alors qu’il était jeune homme et qu’il tentait de percer dans les médias via les radios libres. On n’demande qu’à le connaître s’intéresse aussi à son rapport à l’argent, à la célébrité, au pouvoir, à son côté «chef de bande» parfois «manipulateur». Quatre vingt-cinq minutes plus tard, le mystère Ruquier subsiste encore, mais nous avons davantage de clés pour comprendre.


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