«Quand un enfant naît avec deux hommes, qu’un des parents part travailler, le deuxième monsieur (qui est lui-même homosexuel) peut abuser de l’enfant et l’enfant peut être violé», assure sans ciller une manifestante anti-avortement et anti-mariage pour tou-te-s. Un journaliste de TéléBocal s’est rendu le 24 novembre dernier devant l’hôpital Tenon où se réunissent régulièrement des intégristes catholiques opposé-e-s au droit à l’IVG. Actu oblige, ils/elles ont également pris la parole au sujet de l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe.

«L’HOMOSEXUALITÉ EST UNE DÉVIATION»
Sans jamais cesser de prier en pleine rue, ces manifestant-e-s tiennent des propos farouchement homophobes. «Deux homos pourquoi ils se marient? Qu’ils s’enculent tranquillement dans leur chambre, y a pas besoin d’un acte d’état civil pour s’enculer!», lance l’un des manifestants. Une autre est persuadée que l’homosexualité résulte d’une «blessure» et constitue une «déviation».

PRIÈRES DE RUE
En face, les riverain-e-s qui fréquentent le marché sont excédé-e-s. Ils/elles ne comprennent pas pourquoi on laisse de telles manifestations se dérouler, alors que l’on interdit les prières de rue qu’effectuent les pratiquants de l’islam. La police protège les intégristes et invite les badauds à «circuler» et à «se taire». Et lorsqu’un passant a le malheur d’élever un peu trop la voix, il subit la charge d’un représentant des forces de l’ordre qui le pousse au sol. Plus que les propos haineux déversés par les catholiques fondamentalistes, cette image d’un citoyen jeté à terre parce qu’il invoque la laïcité dans l’espace public choque.

Contacté par Yagg, le journaliste de TéléBocal à l’origine de ce reportage a en outre précisé que ces manifestant-e-s intégristes sont parfois rejoint-e-s par les militant-e-s de Civitas, de sinistre notoriété.

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez sur SOS tout petit devant l’hopital Tenon

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