Le 13 décembre, la commission des lois de l’Assemblée nationale a auditionné des philosophes, des anthropologues et des ethnologues dans le cadre des débats sur l’ouverture du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe. Parmi les différents exposés, on peut retenir entre autres un vibrant plaidoyer pro-gestation pour autrui (GPA) de la philosophe Élisabeth Badinter.

Ce thème ne figurait pas dans son intervention – où elle s’est déclarée favorable à la future loi. Ce sont les députés Marie-Françoise Clergeau (PS) et Sergio Coronado (EELV) qui l’ont interrogée sur le sujet, la première lui demandant s’il ne s’agissait pas là d’une «marchandisation des corps». La philosophe s’est prononcée en faveur du procédé à condition qu’il soit bien encadré par la loi et a dit admettre «moralement» le principe qu’on puisse porter un enfant pour quelqu’un d’autre, en excluant toute possibilité de rémunération pour cela. Elle a notamment cité l’exemple du Royaume-Uni:

«Encadrer la possibilité de porter un enfant pour d’autres me semble ouvrir la porte à quelque chose d’acceptable, je dirais même peut-être de souhaitable.»

Voir son intervention ci-dessous:

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez sur Auditions mariage pour tous: Elisabeth Badinter plaide pour la GPA