Sur le chemin des dunes, de Bavo Defurne (qui sort en salles ce mercredi 5 décembre) fait partie de ces films dont on ressort heureux. Parce qu’on y a vu beaucoup de nous, de nos souvenirs, de nos premiers émois, de nos premières déceptions aussi. Comme le dit le réalisateur belge – qui signe ici son premier long métrage après une série de courts remarqués (Campfire, Sailor…) – dans notre interview ci-dessus, «un premier amour, c’est important, parce que cela nous forme».

ESTHÉTIQUE
Pim, le héros, est un jeune garçon rêveur et solitaire qui dessine inlassablement Gino, son amoureux, qui est aussi son meilleur ami. Une passion cachée, qui ne le restera pas longtemps… Certes la trame classique de l’apprentissage n’est pas révolutionnaire, mais la grande force du film est d’en proposer une lecture à hauteur d’enfant, avec une esthétique travaillée sans être maniérée. Ne sombrant ni dans un kitsch façon Pierre & Gilles, ni dans la reconstitution maniaque (nous sommes à la fin des années 60), le film distille une sorte d’irréalité qui ne vient jamais mettre à distance l’histoire et les personnages.

«BEAUTIFUL THING»
Côté impact émotionnel, Sur le chemin des dunes fait évidemment penser au cultissime Beautiful Thing. Bavo Defurne ne s’en cache pas. Il explique d’ailleurs pourquoi il a voulu faire un film teinté d’optimisme, en rupture avec des œuvres comme Le Secret de Brokeback Mountain, «obsédées par l’homophobie». Au final, Sur le chemin des dunes est moins léger qu’il n’y paraît. Il ne faut jamais plaisanter avec les histoires d’amour…

À voir également: le site officiel de Bavo Defurne.