L’image de la nouvelle campagne de l’Inpes ne passe pas inaperçue. Un doigt d’honneur avec ce slogan: «Voila pour le VIH». Petit détail: à l’extrémité du majeur trône une petite goutte de sang.

Cette campagne, destinée aux médias LGBT, veut inciter les gays à se faire dépister plus régulièrement. Pour cela, il existe le test rapide. Quelques minutes suffisent pour connaître le résultat et cela sans passer forcément par un centre médicalisé. Classique ou rapide, le test effectué dans une association ou un CDAG est anonyme et gratuit. Le visuel renvoie vers Prends-moi, le site des sexualités gay.

Cette campagne intervient dans un contexte d’épidémie toujours active chez les gays et les hommes ayant des relations sexuelles avec les hommes (HSH). Chaque année, 3500 personnes deviennent séropositives par relations homosexuelles. Et comme le rappelle le site Prends-moi:

«On estime que 20% des gays ne connaissent pas leur statut. Plus important encore, un homosexuel sur cinq se croyant séronégatif est en fait séropositif.»

Connaître son statut, c’est mettre toutes les chances de son côté. Pour les séronégatifs, c’est tout faire pour le rester. Si le test est positif, il existe aujourd’hui des traitements très efficaces et avec peu d’effets secondaires. Le traitement c’est aussi un moyen de prévention, puisqu’il permet de diminuer de façon significative les risques de transmettre le virus. C’est d’ailleurs sur ce dernier point que les messages ont le plus progressé. Même si l’Inpes souligne qu’éviter de nouvelles contaminations, c’est possible «d’abord et surtout par l’usage du préservatif, mais aussi, dans certaines conditions, en y ajoutant le recours aux traitements».

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