Lorsque l’on défend les droits LGBT, manier l’arme de la «pression internationale» est toujours délicat. Le soupçon d’ingérence n’est jamais loin, et il est trop facile pour les politiques et religieux/ses homophobes de rétorquer que l’homosexualité a été importée par les colons européens (lire Afrique: Couper les vivres aux États homophobes n’est pas la solution, préviennent les associations LGBTI).

Les militant-e-s ougandais-es, parmi d’autres, en ont fait l’expérience. Mais parfois, on n’a plus le choix. «Après avoir demandé à la communauté internationale de ne pas faire trop de bruit jusqu’à ce que la proposition de loi [anti-homo] soit mise à l’ordre du jour, c’est avec une profonde tristesse que nous donnons notre feu vert à toute forme de tollé international contre cet élan déterminé du parlement pour faire adopter ce texte», écrit la Civil Society Coalition on Human Rights and Constitutional Law dans un mail à ses partenaires et membres.

Comme le laissaient pressentir les déclarations de Rebecca Kadaga, présidente du Parlement ougandais, il y a quelques semaines, la proposition doit être mise à l’ordre du jour dans les prochains jours. La date pourrait être annoncée dès aujourd’hui.

Pour apporter votre soutien aux personnes LGBT en Ouganda, vous pouvez notamment demander au président ougandais Yoweri Museveni de tenir sa promesse d’opposer son véto au texte en signant la pétition lancée par AllOut.org.

Photo AllOut

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