La Troisième Commission de l’Assemblée Générale des Nations Unies a adopté hier, mardi 20 novembre, un projet de résolution relatif aux exécutions extrajudiciaires, sommaires ou arbitraires, par 108 voix pour, 1 contre (l’Iran) et 65 abstentions.

La résolution «demanderait notamment aux États d’enquêter promptement et de façon exhaustive sur tous les meurtres, notamment ceux qui sont dirigés contre des groupes déterminés, par exemple les meurtres de personnes appartenant à des minorités nationales, ethniques, religieuses ou linguistiques, ou en raison de leur orientation ou de leur identité sexuelle», indique un communiqué sur le site des Nations-Unies.

Un amendement présenté par les Émirats arabes unis au nom de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) pour supprimer toute référence à l’orientation sexuelle et l’identité de genre a été rejeté

«Ce jour marque une avancée historique aux Nations-Unies, a commenté Joel Bedos, directeur du IDAHO Committee-International Day against Homophobia and Transphobia. Pour la première fois, l’identité de genre a été explicitement intégrée dans une résolution de l’Assemblée Générale.

«Ce vote a montré du doigt l’ineptie et l’hypocrisie des États qui ont voulu exclure la référence à l’orientation sexuelle et l’identité de genre de la résolution, sous prétexte que ces notions ne sont pas définies dans le droit international. De tels artifices rhétoriques sont indignes et ne dupent personne.

«Ils sont une bien piètre dissimulation de la nature profondément homophobe, transphobe, discriminante et haineuse des 44 États qui ont soutenu cette tentative d’amendement. Heureusement, 117 États (en incluant les abstentionnistes) ont refusé de cautionner cette hypocrisie. Le sens de l’Histoire est clair. Il s’agit à chaque État de décider de quel côté il se situe.»

Suivez Judith Silberfeld sur Twitter: judeinparis