Jeudi 15 novembre, sur le parvis de l’Hôtel de Ville de Paris, un kiss-in a rassemblé environ un millier de personnes, selon l’AFP. Des homos, des hétéros, des bis, jeunes ou moins jeunes, se sont embrassés pendant 5 minutes pour dire non à l’homophobie.

«REPRENDRE UNE PLACE DANS L’ESPACE PUBLIC»
Un rendez-vous qui marquait le retour des kiss-in, au cœur d’une actualité brûlante, à savoir le projet de loi instaurant l’ouverture du mariage et de l’adoption pour les couples homosexuels, qui suscite moult débats avant son passage par l’Assemblée nationale à partir de fin janvier 2013. «Nos détracteurs ont le droit de s’exprimer […], explique Arthur Vauthier, co-organisateur, dans notre reportage ci-dessus, mais quand ils monopolisent le discours dans l’espace public, on a envie de reprendre une place en tant que citoyens […] un peu révoltés. On craint aussi que la surenchère de leurs arguments parfois franchement nauséabonds ne génère une sorte de malaise dans la communauté […]. On lutte à notre manière».

À noter qu’au même endroit, AllOut organisait l’Opération Album de familles géant pour l’égalité des droits, comme dans plusieurs autres villes de France. D’autres kiss-ins avaient également lieu ailleurs dans l’Hexagone, comme à Lyon et à Bayonne. La mobilisation continue notamment ce week-end (lire Égalité des droits: tous les rassemblements ville par ville).