Selon Warren Throckmortin, psy américain qui, après avoir été l’un de leaders du mouvement ex-gay, met toutes ses forces, ou presque, dans la bataille contre la loi anti-gay ougandaise, le texte présenté en 2009 par David Bahati pourrait être adopté par le Parlement ougandais d’ici 2 semaines.

Sur son blog, il cite un article du site Uganda Picks (article désormais inaccessible), qui rapporte que la présidente du Parlement, Rebecca Kadaga, s’est engagée à faire voter le texte d’ici 2 semaines. Rebecca Kadaga aurait présenté l’adoption du texte comme un «cadeau de Noël aux Ougandais qui ont été en première ligne dans la lutte contre l’homosexualité».

Rebecca Kadaga, qui, comme le rappelle Box Turtle Bulletin, soutient le texte depuis le début, aurait également insisté sur l’indépendance de l’Ouganda. Une façon de répondre, une nouvelle fois, au ministre des affaires étrangères canadien, John Baird, qui, en octobre, lors de la 127e Assemblée de l’Union interparlementaire, à Québec, avait critiqué l’Ouganda et évoqué le meurtre du militant gay David Kato. «L’Ouganda n’est pas une colonie du Canada», avait répliqué Rebecca Kadaga. Elle avait alors affirmé qu’elle ferait en sorte que la proposition de loi soit rapidement mise à l’ordre du jour.

Un reportage de la chaîne indépendante NTV (l’homme qui applaudi les déclarations de Rebecca Kadaga derrière elle est David Bahati, à l’origine de la proposition de loi anti-gay):

Si vous ne voyez pas la vidéo, cliquez sur ‪KADAGA:UGANDA CAN SURVIVE WITHOUT DONA-TIONS‬

Le 9 novembre, lors d’une rencontre avec des associations et des parents d’élèves qui s’inquiètent d’un supposé prosélytisme homosexuel dans les écoles, Rebecca Kadaga a réitéré cette promesse. «J’appelle les membres du Parlement à entendre les demandes du peuple, qui réclame une protection contre l’homosexualité, a-t-elle déclaré. Ne les obligeons pas à supplier, il est maintenant de notre responsabilité [d’agir].»

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