Journaliste, résistant, Pascal Copeau est mort le 9 novembre 1982. Trente ans plus tard, Les Oublié-e-s de la Mémoire ont voulu lui rendre hommage. Une cérémonie de ravivage de la Flamme sous l’Arc de Triomphe a lieu vendredi 9 novembre à 18h30, en présence de sa famille, de personnalités publiques, du monde de la Mémoire, ainsi que de représentants d’associations.

Dans un communiqué, l’association retrace le parcours de Pascal Copeau. «Refusant de quitter la France en juin 1940, il parvient à exercer son activité de journaliste à Lyon où, en 1942, il est contacté par Emmanuel d’Astier de la Vigerie, chef de Libération Sud. En parfait accord avec Jean Moulin, il participe clandestinement à la mise en place d’une armée secrète et des Mouvements Unis de la Résistance. Il tiendra un rôle de premier plan jusqu’à la Libération.»

Mais après la guerre, la vie de Pascal Copeau va prendre brusquement un autre cours. «En 1946, un concurrent à la députation n’hésite pas à lancer contre lui des attaques lourdes d’insinuations homophobes sur sa vie privée. Malgré des élections remportées haut la main aux précédentes Assemblées constituantes, Pascal Copeau abandonnera la course à la députation un mois avant le scrutin de novembre 1946. Il mettra fin à sa carrière politique.»

L’association souligne qu’aujourd’hui, l’homophobie reste vivace. «En plein débat sur le mariage pour tous, avec les dérapages verbaux et l’argumentaire fallacieux auxquels nous ont habitués ses détracteurs, force est de constater qu’aujourd’hui comme hier, les propos homophobes faciles ont toujours cours dans le débat politique.»

Téléchargez le carton d’invitation à l’hommage à Pascal Copeau (en PDF).

Photo Archives municipales de Beaune – fonds Copeau-Dasté. DR, reproduction interdite.

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