Les intégristes de l’Institut Civitas ont appelé à manifester contre le projet de loi instaurant le mariage et l’adoption pour tous le 18 novembre prochain. À celles et ceux qui seraient tenté-e-s de leur répondre en organisant une contre-manifestation le jour même, l’association Etudions Gayment, des étudiants de Nanterre, adresse une mise en garde.

L’association appelle notamment à ne pas confondre Civitas avec l’Alliance Vita, organisatrice d’une manifestation le 23 octobre dernier dans plusieurs villes françaises.

«Les membres de Civitas peuvent être considérés comme des catholiques intégristes et beaucoup de leurs membres se reconnaissent proches de l’extrême droite. En effet les Civitas comptent dans leurs membres des “anges déchus” du Front national français et belge et attirent sur leurs actions des groupuscules d’extrême droite violents tels que le Groupe Union Défense, les Jeunesses nationalistes ou le Bloc identitaire. On est loin du club des coincés de France d’Alliance Vita.»

Etudions Gayment rappelle aux personnes voulant se rendre à la manifestation de Civitas «que ce n’est pas sans risques et qu’elles auront face à elles des personnes nombreuses, haineuses et capables de violence».

«Quand on fait partie d’une manifestation déposée, on est nombreux et on bénéficie de fait d’un service d’ordre chargé de notre protection. Ici n’oubliez pas que c’est nous les contre-manifestants qui sommes dans l’illégalité.»

L’association recommande aux téméraires qui souhaiteraient quand même tenter l’aventure les choses suivantes:

– d’emporter un minimum de choses dans des poches fermées;

– de ne porter aucun accessoire qui permettrait de vous attraper ou étrangler facilement (écharpe mal nouée,collier, sac en bandoulière);

– de bien réfléchir à emporter des papiers. En cas d’arrestation, cela permet d’en finir plus rapidement. Mais attention à ce qu’ils ne tombent pas entre de mauvaises mains;

– de porter une écharpe sur le nez et la bouche, afin de se protéger d’éventuels gaz lacrymogènes, ou même d’utiliser un spray, la diphotérine (en vente en pharmacie) afin de se prémunir des mêmes gazs pour les yeux, le nez et la bouche;

– de ne pas venir ou de ne pas rester seul-e. De quitter les lieux si l’ambiance devient trop violente et de faire attention à ne pas être suivi-e.

Lire le texte intégral: Les magouilles de Civitas