Daniel Fasquelle

Daniel Fasquelle, député UMP du Pas-de-Calais, membre de l’Entente parlementaire relancée la semaine dernière en vue de faire barrage à l’ouverture du mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe, a annoncé ce lundi vouloir déposer une proposition de loi instaurant «l’alliance civile» pour «sortir du choix binaire pour ou contre le mariage homosexuel (sic)», explique-t-il dans un communiqué cité par l’AFP.

NI ADOPTION, NI PMA, NI GPA
Pour le député, il s’agirait d’«une vraie réponse aux couples homosexuels et non pas un sous-mariage comme a pu parfois apparaître le pacs», «une réponse adaptée à la vie en couple de personnes de même sexe, leur offrant un cadre juridique qui manquait, une sécurité accrue et une meilleure reconnaissance sociale». Alors pourquoi créer une autre institution au lieu de faire en sorte que tou-te-s les citoyen-ne-s aient les mêmes droits et devoirs, Monsieur Fasquelle? La réponse est toute trouvée. Parce «qu’il ne faut pas diviser les Français dans cette période difficile», explique le député (on se demande bien qui divise en ce moment…) qui «ne souhaite pas que l’on remette en cause le mariage, la filiation et des repères aussi essentiels que la référence au « père » et à la « mère »». Ainsi son «alliance civile ne saurait cependant fonder un droit à l’adoption, à la procréation médicalement assistée et aux conventions de mères porteuses au nom des droits de l’enfant que la proposition de loi suggère par ailleurs d’inscrire dans le code civil français». Daniel Fasquelle nous prendrait-il pour des zozos? Cette «alliance civile» n’est-elle d’ailleurs pas une resucée de «l’union civile» promise par le candidat Sarkozy en 2007 et abandonnée depuis?

COPÉ LANCE UN APPEL À LA RUE
Au rayon «il ne faut pas diviser les Français dans cette période difficile», Jean-François Copé envisage, pour sa part, de les envoyer dans la rue pour manifester contre certains projets du gouvernement, «comme […] en 1984 pour sauver l’école libre», dont pourquoi pas, le mariage pour tous et l’adoption, comme il l’a affirmé au Grand Jury (RTL-LCI-Le Figaro) hier, dimanche 28 octobre, suscitant une vague d’indignation à gauche. Bertrand Delanoë préfère ironiser. «M. Copé, je lui donne rendez-vous dans cinq-six ans et il dira: oui, je me suis trompé, voilà, c’est un progrès qu’il fallait accepter», a déclaré ce lundi matin, le maire de Paris, sur i-Télé (à partir de 5:33s dans la vidéo ci-dessous).

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