Homoboulot, qui depuis septembre dernier est une association à part entière, lance une campagne d’affichage interne pour les entreprises et les administrations. Le droit au mariage et à l’adoption pour les couples de même sexe, c’est bien, mais quelles conséquences pour les salarié-e-s LGBT dans le monde du travail si ces dernie-re-s demeurent majoritairement invisibles?

NE PLUS VIVRE SON ORIENTATION SEXUELLE OU SON IDENTITÉ DE GENRE COMME UN RISQUE
«Pouvoir se marier est un droit qu’il sera nécessaire d’assumer dans le cadre de sa vie professionnelle, vis-à-vis des collègues et de la hiérarchie car dans le monde du travail, 2 salariés sur 3 cachent encore leur homosexualité, explique l’association dans le dossier de presse de la campagne. Pour lutter contre cette invisibilité (subie/choisie) qui est un facteur de risques psychosociaux et en terme de carrière, il est nécessaire que l’entreprise parle de ce sujet. Communiquer sans agressivité sur les orientations sexuelles autres que hétérosexuelles, permet de dédramatiser et doit permettre aux homos de ne plus vivre leur orientation sexuelle comme un risque».

Homoboulot met à disposition des RH de l’entreprise un kit de campagne composé de 9 affiches «qui permettent de rendre visible les difficultés d’assumer son orientation sexuelle et de lutter contre les préjugés» et dont l’objectif est «d’engager un dialogue et une réflexion sur la place des salariés LGBT dans le monde du travail». Parmi les slogans, «Au travail, subir des blagues homophobes, est-ce normal? Cacher avec qui l’on vit, est-ce normal? Se sentir coupable d’être homo, est-ce normal?» ou encore «Je suis une personne trans’, j’ai changé de genre. C’est tout! Au travail, seules les compétence comptent!».