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Égalité des droits, Homoparentalité, Mariage | 15.10.2012 - 18 h 41 | 0 COMMENTAIRES
  • Fédération protestante de France
  • FPF
  • Richard Bennahmias
  • Stéphane Lavignotte

Pour la Fédération protestante de France, «le mariage n’est pas la fête de l’amour»

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C'est avec force précautions que la Fédération protestante de France (FPF) s'est officiellement prononcée contre l'ouverture du mariage aux couples gays et lesbiens. Tout en laissant ses Église souveraines.

federation protestante de franceC'est avec force précautions que la Fédération protestante de France (FPF) s'est officiellement prononcée contre l'ouverture du mariage aux couples gays et lesbiens. Tout en laissant ses Église souveraines. Donc sans réellement prendre de décision qui engage qui que ce soit.

L'ÉTAT A LE DROIT DE LÉGIFÉRER, LA FPF DE DONNER SON AVIS
Dans sa déclaration du 13 octobre, la FPF commence ainsi par rappeler que pour les Églises protestantes, le mariage n'est pas un sacrement, et que donc l'État est donc légitime à légiférer sur le sujet. «Bien que tout concoure à faire du mariage de personnes du même sexe le sujet de toutes les confrontations, la Fédération protestante de France, constatant que ce n’est pas le cœur de la foi chrétienne n’entend pas entrer en campagne, assure-t-elle. Cela ne lui interdit pas de donner un avis.»

Elle regrette ensuite «l’ostracisme et parfois la persécution dont [les homosexuel-l-s] ont été et sont encore l’objet». Mieux, elle «comprend leur désir de reconnaissance et soutient leur demande de sécurité juridique accrue». Mais pas au point de leur ouvrir le mariage. Après avoir constaté que Jésus dans les Évangiles n’aborde pas [le] sujet [de l'homosexualité], elle affirme que «son silence ne signifie évidemment pas approbation»: «Il indique en tout cas que les questions liées à la sexualité étaient pour lui manifestement moins centrales que celle de l’argent et du pouvoir, par exemple». Nouvelle précaution, donc: «Il ne s’agit donc pas de faire de l’homosexualité et du mariage des personnes de même sexe le centre du débat théologique».

Néanmoins, estime-t-elle, «il faut dire clairement que les distinctions opérées entre homosexualité et hétérosexualité, ne sont pas fondamentalement le reflet d’un moralisme désuet, mais relèvent d’une exigence profonde du corps social. Celui-ci demande à être structuré, symboliquement et réellement, par la présentation et l’acceptation d’une différence originelle et fondamentale qui traverse jusqu’au plus intime des corps et des manières d’être. Considérer toutes les formes de sexualité comme indifférentes, reviendrait en fait à empêcher toute rencontre véritable et tout métissage réels, parce que tout serait déjà imaginairement mélangé et nivelé».

«ÉPOUSABLES ET NON ÉPOUSABLES»
«Le mariage n’est pas la fête de l’amour, la mise en scène de sentiments, mais une organisation sociale qui contribue à structurer les relations en symbolisant la différence entre générations, entre les sexes, entre épousables et non épousables», poursuit la déclaration.

«Il ne s’agit pas de morale mais de symbole, dit aussi la FPF. C’est pourquoi tout en encourageant ses membres à l’accueil respectueux des personnes homosexuelles, sans contester aux pouvoirs publics leur responsabilité législative, la Fédération protestante de France estime que l’actuel projet de « mariage pour tous » apporte de la confusion dans la symbolique sociale et ne favorise pas la structuration de la famille. Il n’est pas question ici de morale mais d’anthropologie et de symboles.»

Le texte se termine par un nota bene, qui rappelle que «la Fédération protestante de France n’est pas une instance doctrinale, chaque Église membre mène pour son propre compte et selon ses propres modalités une réflexion théologique sur ces questions».

UN DISCOURS QUI AURAIT PU ÊTRE TENU… EN 1973
Cela tombe bien, des bénédictions de couples de même sexe par des Églises protestantes ont déjà lieu, par exemple à La Maison Verte, paroisse parisienne animée par le pasteur Stéphane Lavignotte (voir notre interview en 2010 et lire Pour le mariage homosexuel, au nom de la justice et de l'Évangile sur La Vie.fr).

«Le discours tenu aujourd’hui par le conseil de la FPF aurait pu être tenu, épîtres de Paul à l’appui, en 1973, quand le mari a perdu son statut de chef de famille, commente le pasteur Richard Bennahmias sur le site …se réclamant du christianisme social. Au regard des critères invoqués aujourd’hui par le conseil de la FPF, cette modification introduisait “une grave confusion” dans la “différence symbolique” des rôles paternels et maternels au sein de la famille et portait atteinte à un héritage “anthropologique” millénaire. Mais il serait inexact de prétendre que cette modification du code civil a modifié nos repères alors qu’elle a simplement pris en compte une évolution profonde de ceux-ci.»

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