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Ciné | 15.10.2012 - 18 h 49 | 9 COMMENTAIRES
Chéries-Chéris 2012: le palmarès!
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Le film «Facing Mirrors», qui aborde les questions trans' en Iran, a remporté le Grand Prix de la 18e édition du festival du film gay, lesbien, bi, trans' et ++++ de Paris qui s'est achevé hier soir.

La 18e édition de Chéries-Chéris, le festival du film gay, lesbien, bi, trans’ et ++++ de Paris, a livré son palmarès lors de la soirée de clôture, dimanche 14 octobre, au Forum des Images.

Rappelons que le jury longs métrages était composé cette année de Rossy de Palma, Philippe Besson, Stéphanie Michelini, Matthieu Charneau et Catherine Corringer.

Voici l’intégralité du palmarès, extraits vidéo à l’appui.

Grand Prix Chéries-Chéris
Facing Mirrors,
de Negar Azarbayjani (Iran, Allemagne). L’histoire? En Iran, de nos jours. Bien que Rana soit une femme traditionnelle, elle est forcée de conduire un taxi pour rembourser la dette qui empêche son mari de sortir de prison. Par chance, elle prend Edi, le riche et rebelle, qui est désespérément en attente d’un passeport pour quitter le pays. Rana tente d’abord de l’aider, mais quand elle se rend compte qu’Edi est un garçon trans’, une série de conflits dangereux voient jour. Pas de date de sortie en France.

Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Facing Mirrors Trailer

Prix Spécial du Jury
Mia, de Javier Van de Couter (Argentine). L’histoire? Ale, une femme trans’, habite dans un village appelé Village Rosa, un bidonville de Buenos Aires où vit une communauté gay et trans’. Ses journées sont consacrées au ramassage des cartons. Un soir, au hasard des rues, Ale trouve un journal écrit par Mia, la mère de Julia qui est décédée et a laissé seule la petite et son père. Ale ressent de l’empathie envers Mia à la lecture de son journal… Pas de date de sortie en France.

Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Mia

Prix d’interprétation
Guillaume Gouix et Matila Malliarakis dans Hors les murs, de David Lambert (Belgique, Canada, France). L’histoire? Paulo, un jeune pianiste, rencontre Ilir, un bassiste d’origine albanaise. Aussitôt, c’est le coup de foudre. Du jour au lendemain, Paulo quitte sa fiancée pour s’installer chez Ilir. Le jour où ils se promettent de s’aimer pour la vie, Ilir quitte la ville et ne revient plus. Sortie en France le 5 décembre.

Autant nous avons été conquis par l’interprétation du magnétique Guillaume Gouix, autant celle de son partenaire à l’écran nous a laissé de marbre, pour rester poli. On en reparle au moment de la sortie en salles…

Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Hors les murs – Extrait

Ohad Knoller dans Yossi de Eytan Fox (Israël). L’histoire? Yossi vit seul sa trentaine à Tel Aviv, assumant mal sa sexualité, trouvant dans son métier de cardiologue une échappatoire à ses déboires amoureux. Lors d’un voyage dans le sud du pays, il rencontre un groupe de jeunes militaires et, parmi eux, un jeune homme qui lui fait retrouver le goût de vivre. Sortie en France le 2 janvier 2013.

Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Yossi – Extrait

Grand Prix Chéries-Chéris du Film Documentaire
Les Invisibles, de Sébastien Lifshitz (France). L’histoire? Des hommes et des femmes, nés dans l’entre-deux-guerres. Ils n’ont aucun point commun sinon d’être homosexuels et d’avoir choisi de le vivre au grand jour, à une époque où la société les rejetait. Ils ont aimé, lutté, désiré, fait l’amour. Aujourd’hui, ils racontent ce que fut cette vie insoumise, partagée entre la volonté de rester des gens comme les autres et l’obligation de s’inventer une liberté pour s’épanouir. Ils n’ont eu peur de rien… Sortie en France le 28 novembre.

Un film essentiel et bouleversant que Yagg vous présentera en avant-première le 22 novembre, au Jeudi, c’est gay-friendly!, au Gaumont Opéra Premier, à Paris. À suivre…


Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Les Invisibles

Prix Spécial du Jury du Film Documentaire
Pêche mon petit poney, de Thomas Riera (France). L’histoire? Le film est l’enquête que mène le réalisateur sur son petit poney en plastique rose reçu le jour de son 6e anniversaire. Il part à la recherche du moindre indice pour tenter de savoir si ce petit poney, qu’il avait surnommé Pêche, lui était vraiment destiné. À travers ses rencontres, il découvre les codes et les stéréotypes en vigueur dans l’univers du jouet et évoque, au-delà des clichés auxquels il était associé, ce que Pêche représentait réellement pour lui. Pêche n’était pas une simple figurine à coiffer. Il était devenu un véritable confident à qui il confiait ses envies naissantes pour les garçons et ses interrogations sur la norme amoureuse.

Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Pêche mon petit poney

Orchids, My Intersex Adventure, de Phoebe Hart (Australie). L’histoire? La documentariste Phoebe Hart va faire un voyage à la découverte d’elle-même afin d’avancer vers l’avenir et se réconcilier avec la honte du passé et le secret de famille qui entoure son état d’intersexuée. Malgré le refus pur et simple de sa mère de participer au film, Phoebe décide de mener sa recherche pour résoudre l’histoire de sa vie et obtenir les témoignages d’autres personnes concernées par l’intersexuation. Avec l’aide de sa sœur Bonnie et le soutien de son mari James, elle prend la route pour revenir sur sa jeunesse.

Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Orchids, My Intersex Adventure

Grand Prix Chéries-Chéris du Court Métrage
Footing, de Damien Gault (France). L’histoire? Un matin d’hiver, Marco part avec son père pour un footing de 8 kilomètres. La conversation est difficile. En chemin, on comprend qu’un fossé s’est creusé entre Marco, Parisien venu passer quelques jours à la campagne, et Jean-Claude, gendarme à la retraite peu ouvert au dialogue. Pourtant l’amour est bien présent, mais les barrières et la pudeur l’empêchent de s’exprimer.

Prix Spécial du Jury du Court Métrage
Mascarade, d’Alexis Langlois (France). L’histoire? Au bord d’une falaise, trois hommes nus exécutent une étrange cérémonie. Une créature surgit et assassine froidement les trois païens. Nous basculons avec elle dans un autre espace temps, un endroit où naissent des êtres hybrides. Ensemble, ces personnages fêtent la victoire du faux et de l’artifice avant d’élire et de couronner leur reine.

Prix du très Court Métrage (moins de 5 min)
P.A., de Sophie Laly (France). L’histoire? Patricia, après une longue absence, revient se promener dans un quartier parisien qui lui est cher. Les souvenirs reviennent. Où se situe la fiction? Où se situe la réalité?

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Directeur de la rédaction de TÊTU
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LES réactions (9)
  • Par Ann 16 oct 2012 - 9 H 27
    Avatar de Ann

    J’ai vu Joe + belle, un film israelien lors du festival, je me suis régalée, je le conseil à tout le monde!

     
  • Par tof81 16 oct 2012 - 20 H 17
    Avatar de tof81

    Merci @yannick pour la présentations des Grand Prix Chéries-Chéris

    Cela me donne envie de voir certains films ♥

     
  • Par Rollover 16 oct 2012 - 23 H 25
    Avatar de Rollover

    Cheries chéris est un en effet un festival très sympa. On y voit des films que l’on pourra difficilement voir ailleurs et c’est un beau reflet de la société lgbt. C’est génial car malheureusement on a tendance à rester un peu dans sa communauté. Cette année j’ai pas mal appris de chose sur les transexuels.

    Quelques points négatifs tout de même. Cette année il semble que les prix ont été décernés surtout pour promouvoir la distribution de films et non sur la qualité. Facing miror est en effet un film intéressant mais malheureusement sa fin très moraliste et peu crédible ne lui permettent que d’être un bon film. On lui a décerné le prix pour lui permettre d’être distribué. Un peu bizarre comme stratégie le bien meilleur Romeos de l’année dernière n’a pas trouvé de distributeur en france malgré son prix l’année dernière.

    Le meilleur film de ce festival était « Hors les murs ». Mais il avait sans doute déjà des arguments de poids : le fait d’avoir eu le prix du public pendant la semaine de la critique à Cannes et il sortira le 5 décembre en France. Néanmoins je pense qu’on aurait pu soutenir le premier film d’un auteur prometteur.

    Mia est un film équilibré, intéressant et original, qui mérite par contre son prix.

    Du côté des courts. De la même manière c’est une surprise de voir « Footing ». Il y avait d’autres courts beaucoup plus percutant d’un point de vue esthétique, humoristique, surprenant ou émotionnellement. Mais les autres courts avaient eux…

     
  • Par Rollover 16 oct 2012 - 23 H 31
    Avatar de Rollover

    arf mon post semble avoir été coupé trop de mots :p

    … Mais les autres courts avaient eux déjà un prix.
    A contrario « Mascarade » est un très beau court, très queer, très esthétique, très rythmé.
    Je n’ai pas pu voir PA car les courts lesbiens en compétition passaient en même temps que les courts gays en compétition… comme Joe + belle en long… c’est vraiment très dommage. Le festival paradoxalement oblige à se cantonner à sa communauté alors qu’il est pourtant un moment de rassemblement. C’est vraiment frustrant.

    Pour les documentaires, j’ai du faire l’impasse. Si on veut voir tous les films et les courts, on est malheureusement obligé… Mais dans les couloirs je n’ai entendu que des louanges sur « les Invisibles’ ».

     
  • Par Alex 17 oct 2012 - 0 H 35

    Désolé, je ne vais pas être d’accord avec la personne au-dessus mais « Hors les murs » est un film affligeant, limite gênant, qui m’a presque mis en colère. Les situations sont soit banales soit caricaturales. Il n’y a pas l’once d’une idée nouvelle, subtile, intéressante. Les scènes d’amour sont juste glauques ou, à l’inverse, mielleuses. Le propos n’est pas plus mince d’un papier de cigarette. Reste Guillaume Gouix, toujours très bien – comme d’habitude – mais est-ce une raison suffisante pour aller voir le film ? Non, malheureusement. Ce n’est pas parce qu’un film d’auteur traite d’homosexualité qu’il le fait forcément bien, c’est-à-dire avec pudeur, avec justesse, avec inventivité. Ce film est juste nul.

     
  • Par Grammax 17 oct 2012 - 4 H 57

    L’histoire ? En français, on met un espace avant le point d’interrogation.

     
    • Par Judith Silberfeld 17 oct 2012 - 9 H 02
      Avatar de Judith Silberfeld

      @ Grammax: Pas sur Yagg, pour des raisons techniques.

       
  • Par Rollover 17 oct 2012 - 9 H 59
    Avatar de Rollover

    @alex si ce film était aussi nul il n’aurait pas réçu le meilleur accueil par le public de tout le festival. Apparemment vous n’êtes pas allé voir les « chevaliers insomniaques ». Ou alors vous faites partie de ceux qui ont adoré ce dernier film et dans ce cas nos goûts sont inconciliables :p

     
  • Par Rollover 17 oct 2012 - 10 H 10
    Avatar de Rollover

    Et puis je vais défendre un peu
    Matila Malliarakis. Jouer la fragilité est beaucoup plus difficile selon moi. J’ai trouvé son jeu nettement plus intéressant que guillaume gouix. Et en plus c’est son premier film. Néanmoins il faudra voir dans ses prochains s’il peut jouer à contre sens. S’il réussit là ce sera un très bon acteur.

     
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