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Société | 10.10.2012 - 13 h 48 | 6 COMMENTAIRES
Procès en appel des Pussy Riot: deux condamnations et une libération
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Ekaterina Samoussevitch a vu sa condamnation muée en sursis. À l’inverse, les deux autres membres du collectif retournent en prison.

Le tribunal de Moscou examinait aujourd’hui en appel le cas des trois féministes du collectif Pussy Riot. Ekaterina Samoussevitch a été libérée tandis que Nadézhda Tolokonnikova et Maria Alekhina ont vu leur condamnation confirmée, nous apprend le site FreePussyRiot.org.

Toutes trois étaient accusées d’avoir participé à une performance de prière punk anti-Poutine dans l’enceinte de la cathédrale du Christ Sauveur en février dernier. Représentées par la même équipe d’avocats lors de leur premier procès, elles se sont désolidarisées cette fois-ci, Ekaterina ayant choisi d’autres avocats pour mieux faire ressortir son propre cas.

S’adressant à la cour, Ekaterina a indiqué que sa présence dans le lieu de culte était avant tout motivée par des raisons politiques. «Je voulais protester, pas insulter les croyants, a-t-elle déclaré. C’est notre position à toutes les trois, il n’y a pas de division dans le groupe.» Son avocate n’a toutefois pas manqué de faire remarquer que contrairement aux deux autres membres du collectif, Ekaterina n’a techniquement pas franchi le soléa et qu’elle n’est donc pas condamnable sur le motif de la haine religieuse, qui sert de circonstance aggravante à l’accusation de «hooliganisme» dont elles font l’objet.

De son côté, Maria a elle aussi indiqué que son action était guidée uniquement par des raisons politiques. Mais elle a remis en cause les liens qu’entretiennent entre elles les autorités religieuses et politiques du pays. «En sept mois de persécution, de mensonges et d’un processus judiciaire brouillon, j’ai perdu espoir», a-t-elle confié à la barre. Quant à Nadhézda, elle a questionné l’intégrité de la justice russe, notamment le fait que les trois jeunes femmes n’ont jamais été autorisées à rencontrer leurs avocats en privé.

CLIVAGE
Lorsque le procureur en est venu à présenter son réquisitoire contre les Pussy Riot, le clivage entre Nadhézda et Marie d’un côté, et Ekaterina de l’autre, s’est accentué. Tandis que les premières riaient devant l’absurdité des reproches qui leur sont faits, Ekaterina montrait un visage tendu. La sentence est tombée environ une heure plus tard. Ekaterina Samoussevitch a été libérée sous caution, sous les acclamations du public, tandis que Nadhézda et Marie ont été condamnées à deux ans de prison.

Photo Août 2012

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LES réactions (6)
  • Par sossourires 10 oct 2012 - 13 H 54
    Avatar de sossourires

    Donc au final, si je comprend bien, elles ont été remises en prison non pas pour les faits mais pour leurs attitudes lors du procès …… ça fait froid dans le dos

     
  • Par etienne 10 oct 2012 - 19 H 11

    Il finira par se faire dégommer le Vladimir Vladimirovitch Poutine. La Russie ne connaîtra donc jamais la DEMOCRATIE? L’ « homo sapiens sapiens  » aurait dû être classé » homo stupidus stupidus, var. cretinii « 

     
  • Par Rumi 10 oct 2012 - 19 H 12
    Avatar de Rumi

    ça s’écrit Ekaterina Samoutsevitch ^^

     
  • Par Judith Silberfeld 10 oct 2012 - 19 H 14
    Avatar de Judith Silberfeld

    @rumi Pas sur Yagg… La transcription dans notre alphabet de noms russes est toujours discutable, nous faisons des choix et essayons de nous y tenir.

     
  • Par Rumi 10 oct 2012 - 19 H 25
    Avatar de Rumi

    Uki :-)

     
  • Par Fablyon 11 oct 2012 - 9 H 11
    Avatar de Fablyon

    Diviser pour mieux …

    bref une vieille technique : diviser les militants en libérant une partie et pas l’autre….

    courage à elles, et espéront qu’on sera un peu plus nombreux lors des prochains rassemblements pour les soutenir !!!!

     
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