Livres | 15.09.2012 - 09 h 16 | 27 COMMENTAIRES
Livres: «Mémoires d’une transsexuelle» et autres parutions
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Vous ne savez pas quoi lire en cette rentrée? Vous avez le choix entre les mémoires d'une trans' transphobe, le manifeste féministe de Morgane Merteuil, les nouvelles lesbiennes de Julie Lezzie, le dernier Abdellah Taïa, les aventures de Batwoman…

Memoires dune transsexuelleMÉMOIRES D’UNE TRANS’ TRANSPHOBE
Le livre de Marie Édith Cypris a sa place aux Presses Universitaires de France, dans une collection d’ordre scientifique: elle est une parfaite illustration d’un syndrome trans’ classique: la haine de soi intégrée, la haine de soi qui débouche sur la haine de ce qui lui ressemble.

Ce syndrome a été isolé par les afro-américains dans les années 50. James Baldwyn et Richard Wright ont décrit longuement ces noirs qui haïssent les autres noirs, tant la discrimination leur a appris à se haïr eux-même. L’image que crée Marie Édith Cypris d’elle est celle de cette séquence de Shock Corridor, le film de de Sam Fuller où dans un asile un noir interné veut lyncher les autres noirs.

Mémoires d’une transsexuelle – La belle au moi dormant est un fourre-tout. La biographie d’un enfant mal aimé, d’un adulte précaire en questionnement passant d’un petit boulot à l’autre, puis d’une transition sur le tard, après être passée par toutes sortes d’avanies (dont un épisode délirant) avant d’arriver à la réussite finale: son opération de ré-assignement sexuel, son travail (aide soignante), son hobby (DJ), son mari etc. Marie Édith n’écrit pas si mal, et s’adonne à la citation: Balthazar Gracian, Joubert, Jankélévitch, Vauvenargues, La Rochefoucauld, Lacordaire etc. Bravo! Reste que ses influences majeures semblent plutôt Fréderic Dard, et son commissaire San Antonio. Particulièrement pour parler des autres trans’. Un croquis pris au hasard dans la description d’une réunion de l’ASB:

«Les mollets de footballeur qui surgissent de courtes robes stretch, aux traces de pilosité hors de leurs limites, les fonds de teints les plus éprouvés par la scène transformiste; des torses de championnes olympiques de l’ex-RDA, scintillants de strass, aux voix de ténors qui crépitent avec courage vers le timbre de Michel Serrault, la scène est totale.»

Elle se conduit avec les autres avec la même muflerie que la journaliste du JDD qui l’a interviewée et qui glose sur ses «grandes mains».

Quiconque a fréquenté l’ASB (association du Syndrome de Benjamin) peut témoigner que le tableau qu’en fait Mme Cypris est pour le moins une méchante caricature. L’ASB mélangeait un peu tout le monde, des femmes et des hommes trans’, des débuts de parcours, d’autres plus entamés; on ne peut résumer cette association aux débutantes malhabiles dont Marie Édith a été elle aussi.  N’est-elle  pas passée par le «bique et bouc» elle aussi, a -t-elle été sublime tout de suite? Dans notre milieu on a isolé un autre syndrome, fréquent chez les trans’. C’est «moi je suis une femme les autres sont des guignols». L’exemple typique c’est l’autobiographie de l’amusante April Ashley, quand elle décrit le Carrousel: «J’étais la seule qui pouvait sortir dans la rue sans être embêtée». Et d’en rajouter sur telle qui a un «big zeezee» et telle autre (une bonne amie) qui perdait ses cheveux… Marie Édith n’a qu’une seul fois un mot gentil dans son livre pour des trans’, deux Brésiliennes qu’elle ramène dans sa chambre.

Autrement Marie Édith (nous n’useront pas de ses initiales, s’est-elle rendue compte que ça fait «MEC»?) s’est inventée un dybbouk, un double malfaisant, le «transgenre des associations». Déjà elle brode sacrément en faisant de l’ASB (qui s’était baptisée ainsi en hommage au docteur Harry Benjamin, pionnier américain du traitement des trans’) une association farouchement anti-psy, de là elle s’est monté un repoussoir avec les «transgenres». Sait-elle seulement qu’aujourd’hui dans les associations le mot fait débat? Qu’il peut vouloir dire «trans’ pas opérée» ou «variant de genre» avec la plus grande étendue de possibilités? Se rend-elle compte que ses délires sur les transgenres «constructions hybrides» ressemblent à des raisonnements à la Vanneste sur la fin de l’humanité si on octroie des droits aux homosexuels? Ce qu’elle craint surtout c’est que d’autres trans’, non opérées, aient accès à des papiers féminins sans être passées par le scalpel comme en Espagne et d’autres pays.

Ce mauvais livre vient soutenir les abus des psys et la négation des droits des trans’ à un moment crucial, au moment où nous attendons des lois et des meilleures pratiques des mandarins que Mme Cypris adule. Il y a de quoi se mettre en colère. Mais à la lecture on remarque qu’elle se déteste à un tel point qu’elle ne cite aucune amie trans’. Alors on la plaint.

Mémoires d’une transsexuelle – La belle au moi dormant, de Marie Édith Cypris, PUF, coll. Souffrance et théorie, 336 p. 26 €.

Hélène Hazéra

PLUSIEURS AUTRES SORTIES RÉCENTES SONT À SIGNALER (les critiques viendront au fur et à mesure – ou pas):

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LES réactions (27)
  • Par Delphine 15 sept 2012 - 12 H 25
    Avatar de Delphine

    Merci à Yagg pour cet excellent résumé de la transphobie intériorisée et ordinaire !

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  • Par helene 15 sept 2012 - 12 H 32

    http://www.lejdd.fr/Societe/Actualite/Marie-Edith-Cypris-Enfin-femme-a-48-ans-histoire-d-une-transexuelle-550050?fb_action_ids=10151135849738901&fb_action_types=og.recommends&fb_source=timeline_og
    l’article du JDD. Je dois préciser que transgenre moi même je désapprouve violemment les transgenres qui discriminent les opérées à coup de « l’operation est une mutiliation ». A chacune et chacun son choix à chacune et chacun de respecter le choix des autres.

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  • Par occi 15 sept 2012 - 12 H 37

    transphobie ordinaire déja subie quand on entre pas dans une certaine norme édictée oralement par une majorité de trans, je connais. être un peu trop ouverte d’esprit joue parfois un peu trop souvent des tours pas très agréable.
    c’est pas un livre que j’achèterais de toute façon, merci a YAGG pour ce résumé.

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  • Par emma 15 sept 2012 - 13 H 03

    Excellente article, Hélène. Merci.

    Le message véhiculé dans ce livre par Marie Edith Cypris est tout à fait la vision de l’ASB d’il y a 15 ans, une vision basée sur la ségrégation, l’hiérarchisation, l’haine et la peur de la différence des genres, une vision pathologisante basée sur l’invention d’une syndrome. C’est un approche qui ignore totalement l’importance de l’égalité des droits, les droits humains, la non discrimination et le respect de la différence.

    Comme a fait remarquer une amiE d’OUTrans, ce livre est l’arme parfait pour aider les psy à contrer tout notion de droits humains…

    En effet, Mme Cypris ne doit pas avoir beaucoup d’amiEs parmi les autres personnes qui ont subi un refis de reconnaissance de leur identité de genre, mais elle doit se sentir très à l’aise parmi les psychiatres de le SoFECT pour lesquelles elle vient de récupérer d’une maladie mentale…

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  • Par Delphine 15 sept 2012 - 13 H 07
    Avatar de Delphine

    Oups, je suis désolée, Hélène de n’avoir pas lu la signature de ton excellent article !

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  • Par occi 15 sept 2012 - 13 H 18

    petite vidéo??
    http://www.wat.tv/video/marie-edith-cypris-memoires-58tlt_2iynl_.html

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  • Par helene 15 sept 2012 - 13 H 23

    Emma j’ai du respect pour le travail entamé il y a une vingtaine d’année par l’ASB, en pionnierEs, même si leurs normes sont aujourd’hui dépassées. Il faut dire que dés que Rochelle et Tom (et Natacha) sont arrivés le discours a pas mal évolué…Qund à Marie Edith même si évidemment son discours pro psy anti transgenre tombe mal elle me fait plus pitié qu’autre chose, surtout que c’est loin d’être une idiote

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  • Par occi 15 sept 2012 - 13 H 31

    en se considérant « malade », elle joue bien le jeu de la sofect, sauf qu’elle prend un peu trop son cas pour une généralité et bonjour aussi le discours sur les transgenres, pffff, cela ne m’étonne pas non plus qu’elle est pas d’amiEs trans. a h si, je la verrais bien avec certaines d’un certain forum que je ne citerais pas.

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  • Par occi 15 sept 2012 - 14 H 39

    heuu!! elle aurait pas subie un lavage de cerveau, je dis ça, je dis rien, heinn! mais c’est pratiquement toujours le même discours que l’on entend de la part des pro-protocole, donc parfois c’est a ce demander.
    quand même être valider au bout de ….. combien déja…. 5ans, pff, sure qu’il faut se sentir vraiment malade.

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  • Par alexferre75 15 sept 2012 - 23 H 40
    Avatar de

    Cette personne est une de plus qui est vendue aux équipes protocolaires. Elle estime que tout le monde doit souffrir. Et se permettre des jugements sur la morphologie de celles qui sont en début de transition est tout simplement ignoble. Comment était-elle avant d’en arriver à ce qu’elle est physiquement maintenant ? Un pur mannequin ou un footballeur avec des mollets plus gros que des cuissots de bœuf, pour la paraphraser ? Avant de juger ainsi les physiques de ces pairs on se regarde soi-même. Et je suis sûre que le jugement n’aurait même pas lieu.
    Comme je le dirai et répéterai, j’ai eu un parcours ultra-rapide, désormais terminé et qui m’amènera à prendre progressivement de la distance afin de parfaire l’accomplissement de ma vie, mais je serai toujours heureuse d’apprendre qu’une telle aura fait un parcours encore plus facile. Autre point… Laquelle d’entre nous n’aurait pas été heureuse d’avoir ses papiers féminins bien avant SRS, ou même sans envisager de SRS, dès lors qu’elle aurait commencé sa vie au féminin au quotidien ? Combien ne feront jamais de SRS, vivent parfaitement heureuses telles qu’elles sont, et socialement sans que quiconque les ait forcées en quoi que ce soit en mode féminin total ? Et on devrait leur refuser des papiers féminins sous prétexte qu’elles ne vont pas et ne veulent pas aller sur la table d’opération ? Je pense que ceux qui pensent ainsi n’ont tout simplement rien compris à la transidentité, et c’est bien triste. C’est encore plus triste quand c’est une femme qui est passée par là, qui a forcément souffert dans son parcours de ce qu’on en comprend, et qui déverse une telle haine envers ses pairs.
    Merci Hélène pour cet article. Il a le mérite de remettre à sa juste place le débat actuel et ce pourquoi la majeure-partie des trans’ se battent, à savoir normalement l’application des recommandations d’Hammarberg et les principes de Yogyakarta.

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  • Par michelle-paris 16 sept 2012 - 3 H 06
    Avatar de michelle-paris

    Les critiques sur le physique en disent plus sur celle/celui qui les profère que sur celle/celui qui en est l’objet…

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  • Par kaytrina 16 sept 2012 - 17 H 51

    J’ai « googlé » M.E.C ne la connaissant pas, même de nom ou pseudo, et suis tombée sur un lien, un entretien pour un journal.
    Ca semble résumer assez bien le livre et le compte rendu ici fait.
    J’en ai un peu la chair de poule.
    Je lui souhaite bien du courage, elle n’en est manifestement qu’au début de son parcours, à reculons, quoi qu’eLLe en pense …

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  • Par sylvio 16 sept 2012 - 20 H 43
    Avatar de sylvio

    @Georgia : Pour te faire une idée :

    http://www.franceinter.fr/player/reecouter?play=447465

    Elle parle notamment des transgenres comme étant des « hybrides » qui posent des problèmes éthiques. (°°)

    No comment !

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  • Par oniisan 17 sept 2012 - 1 H 24
    Avatar de oniisan

    Il aurait été plus adéquat de ne pas descendre en flèche le livre, surtout que cette critique vraiment critique dissuadera plusieurs personnes, potentielles lectrices de lire cet ouvrage !

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    • Par alexferre75 17 sept 2012 - 7 H 07
      Avatar de

      Rien que cette vidéo donne le ton… http://www.wat.tv/video/marie-edith-cypris-memoires-58tlt_2iynl_.html
      Désolée, mais en effet, on ne peut ne pas réagir de manière ferme à tel festival de transphobie. Même quand elle parle de « transsexualisme », elle est débectante. Merci pour les autres qui ont accompli leur parcours ! Si elle avait mal aux parties génitales jusqu’à l’opération, c’est son problème. Ça n’a pas été mon cas. Même si elle se voyait déviante, c’est son problème, mais qu’elle n’en fasse pas une généralité. Et son déni des parcours autres que les protocoles me donne des boutons. Comme je l’ai dit il y a peu, celles qui ont besoin des protocoles pour « se soigner » peuvent passer par ces parcours pathologisants, mais qu’elles laissent à celles qui se sentent bien hormis de ne pas se sentir dans le bon corps, le droit de ne pas avoir à passer par cela. Alors oui, nous sommes plusieurs à fortement désapprouver ce qu’elle dit et écrit, mais nous avons l’expérience de parcours faits en harmonie et sans pathologisation. J’ai eu un psy par obligation d’obtenir un papier autorisant l’opération mais je n’avais pas besoin d’un psy. Nous parlions de tout sauf de la transition. Si Chettawut n’avait pas réclamé une attestation de psy, je n’aurais nullement consulté. Je savais qui j’étais, point. Alors oui, c’est très dur d’entendre un tel tissu quand on sait qu’elle envoie des trans’ dans des parcours pathologisants qui peuvent les abîmer alors qu’elles s’en sortiraient très bien sans cela.

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  • Par Claire 17 sept 2012 - 14 H 31

    Pareil qu’Alex, Delphine et les autres.

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  • Par rochelle 19 sept 2012 - 6 H 58

    sauf que, bien souvent celles qui disent ne pas faire de discriminations en font quand même en traitant d’autre trans de « mec » ou d’autres nom pas très flatteurs.
    il y a des clans, et le clan majoritaire ne supporte pas certaines minorités.
    tiens, si on demandait a Hélène ce qu’elle pense des « no gender » et des  » queers ».

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  • Par helene 19 sept 2012 - 22 H 22

    Chère Rochelle je suis trés heureuse de ta présence ici, par ce que tu fais partis de celles et ceux qui ont ouvert l’ASB aux non opérées. et aux revendications des non opérées.(si je me trompe tu me reprends). Maintenant le seul problême c’est qu’on voudrait étendre le terme à l’infini. Quel est l’être humain sur cette terre qui ne s’est pas posé des question sur son genre. Le pire des machos a pleuré une fois. Est-ce assez pour en faire un transidentitaire?Dans ce cas la terre entière est transidentitaire et nous sommes la majorité youpi. Je pense qu’une marche c’est faire aboutir des revendication c’est dénoncer des discriminations. Encore cette semaine je me suis apperçue qu’il y a eu une patouille et qu’on ne m’a pas payé mes congés spectacle parce que je suis immatriculé avec un 1. Des papiers sans l’operation c’est une revendication. L’operation (pour celles et ceux qui la veulent) c’est une revendication. L’accés au monde du travail, à l’éducation, les problême de précarité ou le Sida ça c’est une revendication. Mais je me vois mal aller dans un ministére et dire « nous voulons déconstruire le genre »… Moi si quelqu’un a envie de faire mettre sur ses papiers « pas de genre » ou rien, ça me pose ps de problème. Qu’on m’impose un passeport sans genre quand je prefere un M c’est autre chose.
    Tu étais divine dans la série de prévention de yang
    Maintenant oui il y a de gros problèmes de haine intestine dans cette communauté.Il faudra s’y atteler.

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  • Par helene 19 sept 2012 - 22 H 26

    c’est dommage qu’on ne puisse plus corriger un texte envoyé

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  • Par Damia 19 sept 2012 - 22 H 54
    Avatar de Damia

    +1000 @alexferre75 !

    C’est quand même dingue qu’entre nous il y en ai pour dénigrer les unes des autres. Il y a suffisamment de pression, de stress, d’angoisse venant de « l’extérieur » pour éviter d’en rajouter une couche, non ? Qu’est-ce que ça peut fiche qu’il y ait des trans’ qui veulent aller jusqu’à l’opération et d’autres non ? Je croyais que le genre et le sexe étaient dissociables ?
    Arrêtons de nous juger entre nous, la société le fait déjà suffisamment assez bien comme ça.

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  • Par alexferre75 aujourd'hui - 9 H 48
    Avatar de

    Ben… Faut croire qu’il y a des tenants et des tenantes de la pensée unique @damia103… On a chacun-e nos besoins et il y a toujours des gens pour t’asséner que ce qui est bon pour toi ne l’est en fait pas. Ca s’appelle du dogmatisme, du fanatisme, de l’extrémisme de la pensée et de l’être. C’est proprement insupportable.
    Pour le dogme, il y a les établissements religieux (de tous poils, je précise hein ? Je me fous de savoir quelle religion, je les mets toutes dans le même sac). En ce moment, c’est très mode.

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  • Par helene 23 sept 2012 - 9 H 56

    Damia à partir du moment où il y a des parcours différents il y a des revendications différentes. Une personne qui a le désir de se faire opérer va rencontrer des difficultés que ne rencontre pas une personne qui n’ pas ce désir. Une personne opérée obtient des nouveaux papiers (enfin, en général) alors qu’une personne qui vit en continu dans un autre genre sans passer par l’opération n’aura pas (pour l’instant) ses papiers…Pareil pour les travs: une personne trav n’aura pas de problème pour travailler, pour passer ses études mais peut rencontrer de la violence dans la rue… Nier nos différences serait contre productif, nous pouvons accepter nos différences et être solidaires, non?

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  • Par Marie Edith Cypris 23 oct 2012 - 9 H 01

    listes reprennent à leur sauce des extraits d’interviews ou de mon livre hors contexte, pour donner un ton percutant ; j’ai été déçue de certains, et notamment des titres qui ne sont pas de moi. Je tiens à préciser, si vous connaissiez le contenu de mon livre ( 336 pages ) que ce n’est qu’une succession de questions que je pose et pas un jugement sur les transgenres. C’est vrai j’ai un himour abrupte, mais c’est de l’humour et surtout une réponse aux trangenres qui ont exprimés leur mépris envers les transsexuels binaires opérés. Evidement que les transgenres sont bien plus nombreux aujourd’hui que les transsexuels, si nous sommes d’accord pour dire que les transsexuels veulent changer de sexe et les transgenre vivre leur transidentité, leur genre autodéterminé. Mon livre s’appellent  » Mémoires d’une transsexuelles » pas étonnant qu’il soit ancré dans le passé, en autre il y 15 ans. En clair, pour aujourd’hui j’essai de savoir comment faire pour que vos revendications aboutissent dans ce pays conservateur, il ne s’agit pas seulement de s’agiter de militer, il s’agit de d’examiner les osbtacles français qui sont particulièrement costauds. Rien à voir avec l’Argentine, le Brésil ou l’Espagne. Bien sûr qu’il faut trouver une solution pour les trans non opérés aient des papiers, moi je ne fais qu’essayé d’attirer l’attention sur les résistances de la société et des institutions françaises.Mon style dans le livre laisse place à de folles interprétations,…

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  • Par Marie Edith Cypris 23 oct 2012 - 9 H 04

    Problème, mon message n’est même pas paru ici dans sa moitié, et merde!

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  • Par Marie Edith Cypris 23 oct 2012 - 9 H 32

    Bien entendu qu’il faut trouver une solution pour que les transgenres aient des papiers, mais vous rendez-vous compte contre quel arsenal vous luttez ? Croyez vous que les juges, les institutions médico-légales, l’assurance maladie ne soient pas des obstacles en France ? Que les droits de l’homme ou droits humains fondamentaux parviennent à l’obtention des droits que vous réclamez je vous le souhaite. Dans mon livre que vous n’avez pas lu, j’aborde le sujet avec un humour caustique qu’il ne faut pas prendre au premier degré, Dieu que vous êtes susceptibles ! Cela empêche d’échanger en profondeur. La réflexion n’est pas réservée aux intellos. Les transsexuels veulent changer de sexe vous de genre, ce n’est pas la même chose : le transsexuel souffre de son état, le transgenres des conséquences de son état, savoir les répercutions sociales.
    Je n’ai pas l’intention de me lancer ici dans une plaidoirie pour tenter d’amoindrir le mépris que vous me témoignez, si j’avais voulu écrire un livre qui  » emballe » la communauté trans j’aurais écris un autre livre plus facile à écrire. Je pose des questions dans un style sans complaisance, violent, cru. Ne vous faites pas passées pour des midinettes… Vous dites que soi-disant je refuse la différence, alors que depuis plus d’une dizaine d’année les transsexuels binaires opérés sont la risée des transgenres, d’où mon droit de réponse décomplexée. Vous prétendez qu’il est anormal que je ne fréquente pas de trans,…

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  • Par Marie Edith Cypris 23 oct 2012 - 9 H 39

    Ce site est une calamité, les textes paraissent à moitié.
    Qu’en savez-vous ?Je suis aide-soignante et je vis une vie de femme à l’hôpital et en toutes circonstances. Me considérer pour une raciste anti-transgenre parce que je pose des questions qui dérangent, c’est un peu court. Marie Edith Cypris. Pour celle qui croit que je ne sais pas que les initiales de mon pseudo font « MEC » là c’est vraiment me prendre pour une débile ! Bonne chance à tous et à toutes.

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    • Par Judith Silberfeld 23 oct 2012 - 10 H 55
      Avatar de Judith Silberfeld

      @ Marie Edith Cypris Le nombre de caractères dans un commentaire est limité, et lorsqu’une personne commente pour la 1e fois, son commentaire est soumis à modération.

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