Ciné, People | 03.09.2012 - 17 h 05 | 5 COMMENTAIRES
Richard Gere a accepté le rôle d’«American Gigolo» pour son sous-texte gay
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L'acteur américain se confie plus de 30 ans après le rôle d'escort chic qui l'a élevé au rang de sex-symbol planétaire.

S’il fallait citer un film incarnant parfaitement l’esthétique des années 80, American Gigolo (1980), de Paul Schrader (le scénariste de Taxi Driver, entre autres) serait sûrement tout en haut du panier. Au cœur de ce thriller hot et chic, magnifiquement photographié, Richard Gere irradiait de sensualité: Richard torse nu qui travaille ses abdos suspendu par les pieds, Richard en nu frontal (très osé pour l’époque), Richard en costume Armani, Richard qui se trémousse sur la musique de Giorgio Moroder, sur Call Me de Blondie, Richard en décapotable… L’acteur américain gagnait ici ses galons de sex-symbol planétaire et pour longtemps (2 ans auparavant, dans Les Moissons du ciel, de Terrence Malick, c’est pas mal non plus, et 2 ans plus tard, dans Officier et gentleman, de Taylor Hackford, on frôle la réanimation).

COMMUNAUTÉ GAY
Plus de 30 ans après, dans une interview au magazine Entertainment Weekly, Richard Gere confie qu’il a accepté ce personnage d’escort – hétéro, précisons-le –  à Los Angeles en partie à cause du côté crypto-gay du film. Après les défections de Christopher Reeve et de John Travolta (on ne rigole pas), pressentis pour le rôle, Richard Gere n’a eu que très peu de temps pour donner son accord et se préparer: «C’est un personnage qui n’est pas vraiment proche de moi, raconte-t-il, se remettant dans l’ambiance de l’époque. Je ne possède pas de costume. Mon personnage parle plusieurs langues, je n’en parle aucune. Il y a quelque chose de gay qui traverse tout ça et je ne connais rien à la communauté gay. Je voulais m’immerger dans cet univers et j’avais deux semaines pour le faire. Donc j’ai carrément plongé dedans. Si je me souviens bien, la nudité n’était pas prévue dans le scénario, mais cela est venu naturellement au moment du tournage. Je me sentais sûrement vulnérable, mais je pense que c’est différent pour les hommes par rapport aux femmes».

La superbe bande-annonce du film:

Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur American Gigolo (1980) – HQ Trailer

Via Advocate.com.

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LES réactions (5)
  • Par Hùryn 03 sept 2012 - 17 H 49
    Avatar de Hùryn

    C’est curieux comme le 1er paragraphe de l’article pourrait coller à American psycho…Le 2nd se serait-il inspiré de l’esthétique du premier ?
    Quant à Gere, il est joli même si trop lisse dans le genre minois de minet dans la trentaine. Il a un faux-air de la pornstar Aidan Shaw je trouve.

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  • Par Spendius 03 sept 2012 - 18 H 19
    Avatar de Spendius

    @huryn : ta connaissance des acteurs porno m’étonnera toujours.
    Ceci dit après une rapide recherche google, ce n’est pas faux, il y a un petit air. Et c’est vrai que la description du beau gosse lisse qui prends soins de lui en se vautrant dans le luxe fait penser à American Psycho, les deux se passant en plus à la même époque. Les années 80, ça devait être quelque chose

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  • Par Hùryn 03 sept 2012 - 18 H 45
    Avatar de Hùryn

    C’est parce que pour les mecs de ma génération – ou les « children of the porn » comme pourrait dire Stephen King- , il n’y a pas de petite culture*.
    Eh oui mon cher @spendius, toute Qlture est bonne à « prendre » lol.

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  • Par Spendius 03 sept 2012 - 18 H 52
    Avatar de Spendius

    Je pense qu’on a sensiblement le même âge, je suis donc moi aussi un « children of the porn » ! Seulement de manière générale je n’ai aucune mémoire des noms et prénoms. Mais effectivement, toute Qlture est bonne à « prendre » , elle ne demande que ça en plus.

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  • Par vaugoubert 04 sept 2012 - 7 H 29

    @ HIP : c’est plutôt une époque, American Psycho se déroule plus tard, avec toute une génération de jeunes inspirés par la pop culture et donc adeptes de la muscu. Dans The Rules of attraction, Ellis décrit ce basculement où les premières années imposent leurs choix à leurs aînés, beaucoup plus 70s, simplement parce qu’ils sont physiquement plus forts.
    En faire un témoignage historique, c’est exagéré, mais comme le roman est plus qu’inspiré de ses années à Bennington…
    Naturellement, Ellis n’a probablement pas manqué d’apprécier le physique de Gere dans ce film. Personnellement, il me laisse assez froid ;)

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