L’Association nationale transgenre (A.N.T., anciennement Trans Aide) invite la France à prendre l’Argentine en exemple en matière de législation relative à l’identité de genre, et publie à cette occasion une carte des droits des personnes trans’ concernant le changement d’état civil à travers le monde.

Dans un communiqué de presse daté du 28 août, Delphine Ravisé-Giard, la secrétaire nationale de l’association, appelle le gouvernement français à rendre le changement d’état civil «libre et gratuit» pour les personnes transgenres. Elle fustige le gouvernement pour son choix d’avoir introduit l’identité sexuelle, et non l’identité de genre, dans le Code pénal.

PRINCIPES DE JOGJARKATA
Selon la responsable associative, le changement d’état civil libre et gratuit est un «préalable indispensable au respect des droits des personnes transgenres, à la lutte contre les discriminations et les violences liées à l’identité de genre». La France est invitée à prendre en exemple la loi sur l’identité de genre adoptée par l’Argentine en mai dernier, qui selon l’A.N.T. est en adéquation avec les principes de Jogjarkata et les recommandations de Thomas Hammarberg.

D’après la carte de l’A.N.T., le changement d’état civil est impossible dans 20 pays à travers le monde, parmi lesquels l’Inde, le Venezuela, la République d’Irlande, l’Arabie Saoudite et la Thaïlande. De nombreux pays, dont la France, soumettent le changement d’état civil à une condition de «stérilisation». Plusieurs autres pays soumettent ce changement d’état civil à des conditions chirurgicales et psychiatriques. Seule l’Argentine apparaît en vert sur la carte, pour sa législation jugée satisfaisante par les militant-e-s.

UN APPEL AU DIALOGUE AVEC TOUTES LES ASSOCIATIONS
L’A.N.T. appelle le gouvernement, et en particulier la ministre de la Justice, Christiane Taubira, à «ouvrir le dialogue avec l’ensemble des associations transgenres» dans le but de déposer un projet de loi sur le changement d’état civil «avant la fin de l’année».

L’association en appelle également au respect de «l’ensemble des droits au travail, à l’éducation, à la santé» des personnes transgenres, et à la protection des «personnes transgenres mineures», au nom du respect des «valeurs de la République»: «Liberté, égalité, fraternité».

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pour voir la carte sur le site de l’A.N.T.