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Société | 21.08.2012 - 12 h 55 | 0 COMMENTAIRES
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Une «journée de lutte contre l’homosexualité» organisée au Cameroun

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C'est Sismondi Barlev Bidjocka, journaliste et auto-proclamé «porte-parole de la jeunesse camerounaise», qui est à l'origine de cette action. Une coalition d'associations africaines dénonce cet appel à la haine.

On connaissait la Journée internationale de lutte contre l'homophobie et la transphobie (Idaho) et célébrée tous les 17 mai. Comme s'il s'était inspiré de cet événement, le journaliste camerounais Sismondi Barlev Bidjocka annonce aujourd'hui à Yaoundé la tenue d'une «Journée internationale de lutte contre l'homosexualité».

Le communiqué de presse du Rassemblement de la Jeunesse Camerounaise (RJC), l'organisation de Bidjocka, soutient que

«cette journée participe d’un besoin des jeunes de se prémunir contre les conséquences de cette dérive comportementale, notamment les hémorroïdes, l’incontinence, le VIH/Sida, et autres infections».

La manifestation se veut «en mémoire du jeune Ndjomo Pokam, assassiné le 21 août 2006 par des homosexuels après avoir été sodomisé». Cet étudiant en mathématiques avait été retrouvé mort, jeté par une fenêtre de l'hôtel Hilton de Yaoundé. Le corps présentait notamment des lésions anales.

Sismondi Barlev Bidjocka annonce «une distribution de 6000 tracts et des tricots portant des messages de sensibilisation», et «invite les jeunes à dénoncer les actes d'homosexualité à la police». L'homosexualité est passible de 5 ans d'emprisonnement et d'une amende de 200000 francs CFA (305€) au Cameroun.

L'avocate Alice Nkom dénonce cet événement, et notamment le fait que le journaliste se proclame porte-parole de la jeunesse du pays: «Tous les jeunes ne pensent pas comme lui!», déclare-t-elle à Yagg. Elle s'inquiète et signale que «c'est un homme violent». En mars dernier, il avait empêché de manière «musclée» la tenue d'un colloque sur les questions LGBT.

En réaction à cette journée homophobe, plusieurs organisations africaines ont lancé un appel au président du Cameroun Paul Biya. Alternatives Cameroun, l'Adefho (présidée par Alice Nkom), et des associations d'Afrique du Sud, du Kenya, du Malawi, du Mozambique et du Maroc écrivent:

«[Le RJC] prétend protéger les “valeurs africaines” – mais la haine et la violence ne sont pas des valeurs africaines. En alimentant un sentiment homophobe à travers notre continent, ces mouvements extrêmes anti-gay mettent la vie de milliers de Camerounais-e-s en grave danger».

Bidjocka prétend en effet avoir tissé des liens en Ouganda, en Tunisie et au Libéria. De leur côté, les militant-e-s pour les droits humains signataires de l'appel invitent le président à dépénaliser l'homosexualité.

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