Alors que «la guerre des chefs» bat son plein à l’UMP après la défaite aux élections présidentielle et législatives, 10 cadres du parti de droite viennent de lancer La Nouvelle Donne, un «collectif» ou «club» ayant pour objectif de rassembler au-delà des courants et de «reconquérir» l’électorat français.

Parmi elles/eux, 4 secrétaires nationaux qui avaient souhaité inclure l’ouverture du mariage aux couples de même sexe dans le programme de Nicolas Sarkozy. La Nouvelle Donne a donné ce jeudi 16 août une conférence de presse, à laquelle Yagg a assisté.

ÉLECTORAT A RÉCUPÉRER
Les cadres du parti ne cachent pas leur ambition: «Nous n’avons pas l’intention de passer 10 ans dans l’opposition», prévient Sébastien Chenu, secrétaire national UMP chargé de la Culture. «Plus de 2 millions d’électeurs ont voté blanc au second tour de la présidentielle», note Nathalie Fanfant, chargée de la lutte contre les discriminations, qui voit là un formidable vivier de voix à aller récupérer. Sébastien Chenu insiste aussi sur la reconquête des «grands centres urbains» désormais ancrés à gauche comme Paris, Lyon, Nantes… Les membres de La Nouvelle Donne ont «2014» à l’esprit: l’année sera marquée par 4 élections.

«NOUVELLE GÉNÉRATION ET PARITÉ»
Ces militant-e-s, âgé-e-s de 25 à 42 ans, sont remonté-e-s contre une classe politique vieillissante. Ainsi, Nathalie Fanfant lâche-t-elle, au sujet des cabinets ministériels du gouvernement Ayrault: «Ce sont des centres de gériatrie!». La Nouvelle Donne entend également promouvoir «la parité»… du moins en théorie: ce matin, 6 hommes étaient présents dans leurs rangs, pour 2 femmes.

Le contenu de leurs propositions n’est pas encore précisément défini, comme l’explique à Yagg Cécilia Durieu (voir la vidéo ci-dessus), chef d’entreprise de 25 ans, secrétaire nationale du parti et candidate aux dernières législatives. Sébastien Chenu, ancien membre-fondateur de GayLib, réaffirme donc son soutien au droit au mariage pour tous les couples à titre personnel. Il dit mener un travail de dialogue auprès des parlementaires de son parti pour qu’ils/elles votent en ce sens, lorsque le gouvernment Ayrault présentera son projet de loi.