«Perversion, nom féminin (bas latin perversio, -onis): Pratique érotique d’un sujet dont les pulsions trouvent leur satisfaction en dehors du coït avec un partenaire d’âge équivalent et de sexe opposé.» Telle est la 3e définition du mot perversion donnée par le dictionnaire Larousse en ligne. Les deux premières définitions sont: «Action de corrompre une personne saine : La perversion de la jeunesse» et «Déviation des tendances normales ; altération profonde d’une fonction : Perversion intellectuelle».

VIGILANCE D’UNE YAGGEUSE
Signalée à la rédaction par la yaggeuse keupkeup, cette définition pose donc le désir pour une personne de son sexe (ou de son genre, si vous préférez) comme quelque chose de malsain et d’anormal. Nul doute qu’une personne se posant des questions sur son orientation sexuelle ne se trouvera pas rassurée en lisant cette définition. Le passage sur l’«âge équivalent» laisse également perplexe.

L’HOMOSEXUALITÉ DÉFINIE COMME UNE DÉVIATION
Le mois dernier déjà, Yagg relevait dans le même dictionnaire une définition de l’homosexualité comme une «déviation». Face au tollé sur les réseaux sociaux, la maison d’édition modifiait sa définition du mot dans la journée. Il s’agit bien de la version en ligne du dictionnaire, et non de la version imprimée. Larousse expliquait dans les commentaires de l’article de Yagg qu’il s’agissait probablement d’«une erreur de publication lors de la mise à jour de contenus». Cette version poussiéreuse a décidément besoin d’un bon coup de plumeau.