Marie-Eve Baron et Claire Giroudeau

Une agression en plein jour et en plein Paris. Deux femmes canadiennes, Marie-Eve Baron et Claire Giroudeau ont été victimes d’une agression dans le 18e arrondissement de Paris, mercredi 1er août, une information rapportée par le site de Michelle Blanc, une autre Canadienne.

[Mise à jour, 3 août, 11h48] Jointe par téléphone, Marie-Eve Baron nous a dit que le médecin avait reconnu une Incapacité totale de travail de 4 jours pour Marie-Eve et de six jours pour Claire. La police a reconnu les circonstances aggravantes de cette agression.

[Mise à jour, 3 août, 11h] La LGP Montpellier, qui connait bien l’une des victimes, a lancé un appel à témoins et demande au Parquet de Paris de se saisir de cette affaire (lire le communiqué en PDF).


COUP DE PIED AU VISAGE
Jointe par téléphone cet après-midi, Marie-Eve Baron, l’une des victimes, a expliqué à Yagg les circonstances de l’agression. Tout commence selon elle par une banale altercation entre automobilistes. Marie-Eve est en visite à Paris avec son amie Claire Giroudeau et leurs deux filles, âgées de 6 et 7 ans. Un automobiliste leur coupe la route et Marie-Eve klaxonne, ce qui semble ne pas plaire à l’autre conducteur, qui sort de sa voiture. Après avoir insulté le couple, il crache au visage de Marie-Eve. Il dit à Marie-Eve que c’est un un gars à qui on avait enlevé les couilles, puis l’agresseur s’agrippe à la portière de leur voiture et donne un violent coup de pied au visage de Marie-Eve. Cette dernière sort du véhicule et l’homme continue de la frapper au visage, alors qu’elle est à terre. Puis sa compagne, qui tente de s’interposer, est elle aussi agressée. La police est appelée sur les lieux, mais selon Marie-Eve, l’homme avait déjà pris la fuite à l’aide d’un scooter tandis que la femme qui était dans le véhicule s’enfuit à son bord.

TRANSPHOBIE ET HOMOPHOBIE
Toute l’agression s’est déroulée sous les yeux des deux filles du couple, qui explique que l’agression était motivée par la transphobie et l’homophobie. Les deux femmes ont été soignées aux urgences de l’hôpital Bichat, où elles ont passé une partie de la nuit.

Un peu avant midi, Marie-Eve et Claire se sont rendues au commissariat du Ve arrondissement, d’où elles sont ressorties vers 17h. Elles ont déposé une plainte et doivent y retourner demain pour être examinées par un médecin judiciaire.

Suite à cette agression, Brigitte Goldberg, la présidente de Trans-Europe, a écrit à Manuel Valls, le ministre de l’Intérieur, pour déplorer l’attitude des forces de l’ordre, qui selon Trans-Europe, n’ont rien fait pour retrouver les agresseurs et n’ont pas apporté de soutien aux victimes.