L’autotest de dépistage du VIH vient d’être autorisé aux États-Unis. Dans quelques semaines, il y sera possible de réaliser un test chez soi, sans avoir recours à une structure spécialisée ou à un médecin.

Invitée sur France 2 ce mercredi 1er août à réagir sur l’opportunité d’une telle mesure en France, Marisol Touraine, la ministre de la Santé, recommande la prudence. «Il faut être prudent», a-t-elle dit. «Cela peut être un choc de l’apprendre seul chez soi [sa séropositivité]. Ma volonté, c’est que les malades puissent être accompagnés» lors du dépistage et «soignés ensuite».

DÉCISION DANS QUELQUES MOIS
La ministre de la Santé a précisé avoir soumis la question pour avis au Conseil consultatif national d’éthique et au Conseil national du sida, en indiquant qu’une décision devrait être prise dans quelques mois.

Il y a quelques jours, à Washington, où elle s’était rendue pour assister à la conférence mondiale sur le sida, la ministre avait déjà évoqué la question des autotests en indiquant qu’il fallait aller plus loin encore dans la lutte contre le sida.

Récemment, nous vous avions demandé votre avis sur les tests d’auto-diagnostics. Sur 106 répondants, 58% étaient favorables à leur commercialisation en France, pour l’aspect pratique (75%). Et 57% (sur 95 répondants) estimaient que la commercialisation de ces tests pourrait avoir un impact positif sur l’épidémie.

Dans une enquête menée sur internet en 2009, 86,5% des répondants sur des sites gays étaient favorables à des autotests du VIH. Pour le moment, les autorités chargées de l’éthique sont plutôt réservées sur leur utilisation.