Invité à commenter la prévalence du VIH chez les homosexuels dans la revue scientifique The Lancet, l’archevêque sud-africain Desmond Tutu a mis en cause les lois qui criminalisent l’homosexualité.

«Les articles du Lancet sur le VIH à propos des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes nous montrent le chemin qu’il nous reste à parcourir pour apporter soin et attention aux autres, pour les accepter et cesser de brider notre amour. Ils nous disent aussi ce que chacun-e d’entre nous sait déjà, si nous sommes prêt-e-s à être honnêtes avec nous-mêmes: que les gays, les lesbiennes, les bisexuel-le-s et les personnes transgenres font partie intégrante de chaque communauté humaine.»

Pour l’archevêque, dont le pays porte le projet de résolution pour la dépénalisation universelle de l’homosexualité à l’Onu, les LGBT «ont déjà tout l’amour de Dieu et son acceptation – ce sont ses enfants aussi». Mais ils et elles ont encore besoin de l’acceptation et de l’amour des autres membres de la société.

«Pour moi, il fait aucun doute que dans le futur, les lois qui criminalisent tellement de formes d’amour et d’engagement seront vues de la même manière que nous voyons les lois d’apartheid aujourd’hui – comme  fondamentalement injustes. Quel terrible gâchis de potentiel humain.»

Prix Nobel en 1984, Desmond Tutu dirige la Desmond Tutu HIV Fondation, au Cap, Afrique du Sud.

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via Pinknews.