Rarement un film aura autant divisé la rédaction de Yagg! Laurence Anyways, Queer Palm 2012, 3e long métrage de Xavier Dolan (après J’ai tué ma mère et Les Amours imaginaires), ce mercredi 18 juillet dans les salles, suscite moult débats.

Rappelons le pitch. À l’aube de la trentaine, après des années de silence, Laurence (Melvil Poupaud), une prof de littérature, annonce à Fred (Suzanne Clément), sa compagne, qu’elle souhaite être enfin en accord avec son identité de genre, et donc ne plus être considérée comme un homme. Le film raconte 10 ans de leur vie amoureuse, à l’aune de ce bouleversement.

FRESQUE OU PENSUM?
Pour certain-e-s (dont l’auteur de ces lignes), Xavier Dolan signe ici son film le plus ambitieux, une fresque intime de 2h40 faite de bruits et de fureur (magnifique utilisation de la musique comme accélérateur d’émotion – on pense au travail de Jonathan Caouette), à la narration éclatée. Pour d’autres, il s’agit d’un trop long pensum où le jeune prodige québécois du cinéma (23 ans) se regarde filmer, livrant une mise en scène pleine d’afféterie et une histoire d’amour dont les revirements à répétition n’émeuvent guère. Quant au fond, on peut être d’accord sur le fait que la transidentité n’est pas le sujet principal du film, mais plutôt un prétexte pour aborder la complexité des relations amoureuses.

À l’issue de l’avant-première du film, lors du Jeudi, c’est gay-friendly! de Yagg, au Gaumont Opéra Premier, à Paris, le 12 juillet dernier, les discussions étaient donc vives! Comme en témoignent également les avis très partagés des yaggeuses et des yaggeurs à l’issue de la projection:


Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Laurence Anyways, de Xavier Dolan: l’avis des spectateurs-trices

Et vous, qu’en pensez-vous?