Aujourd’hui, le 18 juillet, c’était la Journée Internationale Nelson Mandela. Chacun-e était appelé-e à prendre 67 minutes de son temps pour accomplir un geste de solidarité avec l’humanité. Chaque minute représente une année du combat politique de Nelson Mandela. Parmi les actions proposées par la Fondation Mandela, on trouve notamment «Faites un dépistage du VIH et encouragez votre partenaire à faire de même».

Les associations LGBTI d’Afrique du Sud ont elles aussi tenu à participer à leur manière à cette journée. Elles ont invité le Président Jacob Zuma à s’inspirer de Nelson Mandela, un leader qui selon elles a su défendre comme il se doit les droits humains des personnes LGBTI.

Les groupes, parmi lesquels Gay Flag of South Africa, Eastern Cape LGBTI, Push et Uthingo, concentrent leurs revendications sur 2 thèmes (qui sont liés). D’abord les meurtres dont sont victimes les membres de la communautés LGBTI: selon les associations, chaque semaine, des lesbiennes, des gays et des personnes trans’ sont enterré-e-s. Elles appellent le gouvernement à agir contre ce fléau. D’autre part, elles dénoncent le silence du Président face aux attaques de Patekile Holomisa. Ce député membre de l’African National Congress (ANC, le parti au pouvoir, qui fut le parti de Nelson Mandela) souhaite supprimer de la Constitution du pays la protection contre la discrimination en raison de l’orientation sexuelle. L’Afrique du Sud fut pourtant le 1er pays au monde à inclure ce critère dans sa Constitution. Elle a également ouvert le mariage aux couples de même sexe en 2006.

Deux manifestations étaient annoncées: une à Johannesburg, et une autre au Cap devant le siège de l’ANC.

Les militant-e-s dénoncent une «contradiction»: le pays est exemplaire au niveau international (c’est lui qui porte la résolution pour la dépénalisation universelle de l’homosexualité à l’Onu…), mais la situation est très grave à l’intérieur du pays.

Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo, cliquez sur Hate crimes in South Africa 4 July

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