Médias, Société | 13.07.2012 - 12 h 48 | 0 COMMENTAIRES
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Frédéric Mitterrand a renoncé à sa «vie amoureuse» lorsqu’il était ministre

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«Aller draguer, en laissant les officiers de sécurité à la porte du lieu de drague? Jamais», affirme l'ancien ministre de la Culture dans l'émission «Les pieds sur terre», sur France Culture.

Dans la série «Les derniers jours» de l'émission Les pieds sur terre, France Culture est allée à la rencontre de Frédéric Mitterrand. Diffusée hier, l'émission prend la forme d'une rencontre intimiste le 16 mai 2012 sur les derniers moments qu'il a passé en tant que ministre de la Culture du gouvernement de Nicolas Sarkozy. L'occasion de revenir sur ces trois ans passés au ministère, en terminant les derniers cartons de son bureau désormais vide, et en regardant la passation de pouvoir à la télévision. «Ce serait marrant qu'ils se fassent un p'tit bisou. Que ça dérape», s'amuse-t-il en pouffant.

MÉLANCOLIE ET SOULAGEMENT
L'interview est teintée d'une étrange mélancolie, l'homme vit ses dernières heures dans ce lieu dans lequel il avait pris ses marques et ses habitudes. Il se remémore quelques souvenirs (des officiels nord-coréens se disputant trois chips lors d'un cocktail au ministère), évoque les difficultés de sa fonction: «je pensais que je pouvais faire beaucoup plus de choses. Mais chaque fois qu'on bouge, 10 personnes viennent vous dire qu'il ne faut pas bouger». Le besoin et le soulagement de retrouver une vie normale est palpable.

PAS DE LIAISONS RÉGULIÈRES
Quand il aborde son train de vie durant ces trois ans, Frédéric Mitterrand est sans concession: «Quand on est ministre, on est ministre en permanence» (à partir de 14'30). Il raconte ensuite la fatigue, le rythme usant de sa fonction qui s'est traduit par ce qu'il nomme des «dérapages»: une addiction au cigare, mais aussi «l'absence totale de toute vie amoureuse» (à partir de 16'): «Compte tenu de mes caractéristiques, je ne voulais pas imposer cela à mes officiers de sécurité, c'est-à-dire, impossible d'aller avec, heu… (rires nerveux)» «Pourquoi?», insiste le journaliste. «Parce que je n'ai pas de liaison régulière. Si j'avais une liaison régulière, le p'tit couple gentil qui pousse la poussette dans le Marais, avec le p'tit Coréen dans la poussette, c'est plus facile. C'est rentré dans les normes.»

ESCARMOUCHES CLANDESTINES
«Il se trouve que ça m'est arrivé, mais il se trouve qu'actuellement je n'ai pas de relations permanentes, poursuit Frédéric Mitterrand. Donc ça aurait pu être que des aventures, et des aventures, je ne peux pas les avoir chez moi parce que j'ai mon fils et je ne veux pas lui imposer ça. Ça peut difficilement se passer au ministère.» «Ça a déjà dû se faire, non?» interroge le journaliste. «Sans doute! C'est une proposition?» plaisante le ministre, avant de reprendre plus sérieusement: «Aller draguer, en laissant les officiers de sécurité à la porte du lieu de drague? Jamais. Je peux pas faire ça. Donc voilà, il n'y a pas eu de vie amoureuse, il y a eu trois ou quatre petites… escarmouches, mais vraiment très clandestines. Ce n'est pas satisfaisant. Je l'ai très bien accepté en même temps, c'est tellement intéressant d'être ministre que vous renoncez à beaucoup de choses».

L'intégralité de l'émission:

Si vous ne voyez pas le player, cliquez sur Le dernier jour d’un ministre

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Journaliste de Yagg.
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