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Ciné | 10.07.2012 - 23 h 14 | 0 COMMENTAIRES
  • franck gastambide
  • les kaïra

«Les Kaïra»: homosensibles?

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La grosse comédie populaire qui sort ce mercredi sur les écrans serait-elle plus fine et sensible qu'il n'y paraît?

D'abord, il y a l'une des affiches du film Les Kaïra (dans les salles ce mercredi 11 juillet) qui nous a fortement interpellé: trois lascars de dos, la raie des fesses (aka le sourire du plombier) apparente. L'accroche aussi: «Kaïra, nom féminin: personne sensible et urbaine se déplaçant généralement en groupe» (voir détail ci-dessous).

Un joli second degré, qui lorgnerait presque vers le public des vidéos X de Citébeur, et qui nous a donné envie d'en savoir plus. La grosse comédie populaire qui buzze depuis des mois et sur laquelle Gaumont mise énormément (Le Intouchables de 2012?) serait-elle plus fine et sensible qu'il n'y paraît?

MISÈRE SEXUELLE
La réponse est oui. On passera sur l'intrigue du film aussi fine qu'une feuille à rouler: trois potes, Abdelkrim, Mousten et Momo (les mêmes personnages que dans Kaïra Shopping, programme court remarqué sur Canal+) galèrent dans leur cité de Melun et croient pouvoir sortir de leur misère – en grande partie sexuelle – en se lançant dans une carrière d'acteur porno.

Même si les gags s'enchaînent bien, avec un humour empruntant parfois au pipi-caca absurde d'un Judd Apatow, voire au cinéma fantastique (cf. une étrange femme fontaine qui vit dans les bois, si si), l'intérêt des Kaïra n'est pas vraiment là. Voilà un film qui à maintes reprises tente d'envoyer d'autres signaux que ceux qu'on voudrait bien nous vendre, en gros, la version comique de La Haine (même si le film séminal de Mathieu Kassovitz est une référence pleinement – et joliment – assumée).

SENSIBILITÉ
Les Kaïra, c'est au final l'histoire de mecs qui ont du mal avec cette culture de la sur-virilité dans laquelle ils baignent et qui vont apprendre auprès des filles à laisser parler leur sensibilité. Entre deux vannes graveleuses, le film en dit pas mal sur les rapports filles/garçons, sur la misère sexuelle des seconds face au désir d'émancipation des premières.

COMING-OUT
Moment très intéressant: l'un des héros (on ne dira pas lequel pour ne pas trop spoiler) fait son coming-out auprès d'un de ses potes. Franck Gastambide, acteur, réalisateur et scénariste du film, n'était pas obligé d'aborder l'homosexualité dans sa comédie calibrée grand public, et pourtant si, il y va. Un regret cependant, il s'arrête au milieu du gué et flanque une fille dans les pattes du lascar aussitôt ce dernier sorti du placard. Le scénario se brouille, on n'y comprend plus rien. Comme si l'hétérocentrisme devait coûte que coûte reprendre ses droits. Dommage.

RAPPEUR HOMOPHOBE
Autre point remarquable: le personnage de Warner, le méchant rappeur au QI proche du néant qui sème la terreur dans la cité (interprété avec délectation par un Ramzy Bedia en grande forme) et qui fait notamment son beurre sur une homophobie revendiquée. Le fait que l'auteur des Kaïra ait volontairement mis dans la bouche de ce personnage négatif toutes les insultes homophobes du film est plutôt réjouissant. De même que la critique à peine voilée d'un certain rap qui pense que taper sur les minorités (quand on en fait partie soi-même d'une) est un gage d'authenticité. On espère qu'entre deux fous rires, cela fera en réfléchir plus d'un.

Et une dernière chose: Franck Gastambide (à gauche sur la 1ère photo) est à tomber de sexyness. Nouvelle icône. On est prêt à parier toutes nos baskets. Mais qu'on n'aille pas en déduire que c'est pour cela qu'on dit du bien du film. Non, non, pas du tout… Franck, ton 06, stp.


Si vous n'arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Les Kaïra – bande-annonce.

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Directeur de la rédaction de TÊTU
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