Les couples homos qui marcheront demain à Paris lors de la Marche des Fiertés peuvent-ils se dire qu’ils feront, s’ils le souhaitent, la prochaine en tant que couples mariés? C’est la question que pose Le Parisien à Dominique Bertinotti, la ministre déléguée à la Famille, dans un entretien publié ce vendredi 29 juin.

«Je pense que c’est possible, répond-elle. (…) Il faut le temps de rédiger le texte, et ce n’est pas rien, pas juste deux petits mots à changer. (…) Il faut prendre le temps de l’écoute et de la discussion, sans s’enliser dans le débat. En tout cas, même si c’est un peu long, la loi est notre engagement et, je le crois, elle sera votée en 2013.»

Pour rappel, en avril, Najat Vallaud-Balkacem, alors porte-parole du candidat à la présidentielle François Hollande, indiquait, lors d’un chat avec les internautes de Yagg, que le projet de loi était prêt.

L’entretien du Parisien s’oriente ensuite sur la question de l’homoparentalité, la journaliste tentant de ne pas limiter celle-ci à l’adoption, comme l’énonce l’engagement 31 du gouvernement, et notamment la procréation médicalement assistée. «Le mariage pour tous, avec ce que cela ouvre comme droit en matière d’adoption, c’est déjà une avancée considérable, souligne Dominique Bertinotti. Dans un an, les personnes de même sexe qui le souhaitent pourront se marier et adopter ensemble. Elles auront les mêmes droits et les mêmes devoirs que tout couple marié.»

Quid des familles déjà constituées? «Il n’y a plus un modèle mais une pluralité de modèles familiaux. L’État n’a pas à les juger, ce sont les familles qui décident, par contre, c’est notre responsabilité d’assurer l’égalité des situations.

«Aussi, dans un même élan, je suis favorable à ce que l’on s’interroge sur le statut du tiers et cela pourrait se faire dans le cadre de cette loi.

«On sait qu’un certain nombre de familles rencontrent des difficultés au quotidien, que les tiers qui participent à l’éducation de l’enfant ne sont pas toujours reconnus par l’école, par les médecins… Il y a un vide juridique dont l’enfant risque de faire les frais. Il faut réfléchir à le combler, et un volet sur le statut du tiers aurait la vertu de clarifier la situation. Je souhaite que la réflexion soit conjointe et puisse être menée au nom de ce principe d’égalité pour tout type de famille. Je suis la ministre de toutes les familles.»

Lire l’interview en intégralité sur le site du Parisien

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