Culture & Loisirs | 16.06.2012 - 11 h 51 | 27 COMMENTAIRES
Décès de la pornstar gay Erik Rhodes: la réaction de François Sagat
Publié par
Erik Rhodes, qui ne cachait rien de ses démons (drogues, dépression…) est mort à l'âge de 30 ans, d'une crise cardiaque. Pour Yagg, François Sagat livre ses impressions.

L’acteur porno américain ouvertement gay Erik Rhodes est mort d’une crise cardiaque, jeudi 14 juin, à New York. Et le monde du X gay s’est retrouvé quelque peu groggy à l’annonce de cette nouvelle. Erik Rhodes n’avait que 30 ans et faisait partie des figures reconnues de cette industrie, lui qui fit la quasi-totalité de sa carrière chez Falcon, légendaire studio de porno US.

Erik Rhodes par Bruce LaBruce

«Erik était un homme d’acier à l’extérieur, mais doux comme un ourson à l’intérieur», a déclaré en hommage à l’acteur l’un des dirigeants de Falcon Studios, faisant ainsi référence à la musculature impressionnante d’Erik Rhodes comme à sa gentillesse et à son sens de l’humour reconnus par tous. Sur Facebook, le réalisateur Bruce LaBruce, qui l’avait fait jouer dans son film L.A. Zombie, se souvient de lui comme d’un «grand enfant», très excité à l’idée de tourner la scène gore grand-guinolesque où un aréopage d’acteurs pornos sur-musclés finissent dans un bain de sang.

STÉROÏDES ET SOLITUDE
Mais James (le vrai prénom d’Erik Rhodes) avait aussi ses démons qui le rongeaient de l’intérieur et il n’en faisait pas mystère. Sur un tumblr au titre édifiant (A romance with misery/Une histoire d’amour avec le malheur), il racontait avec une sincérité souvent bouleversante sa dépendance aux drogues (stéroïdes anabolisants, crystal meth), ses périodes de dépression, avec en leitmotiv cette certitude que la fin serait proche pour lui. En même temps qu’il postait des photos de lui montrant un corps déformé par les stéroïdes, comme prêt à exploser, il commentait la vacuité de son entreprise, son échec programmé.

Ainsi, évoquant son frère, Erik Rhodes écrivait: «Je sais qu’il attend et qu’il a peur de recevoir le coup de fil qui lui annoncera ma mort. Je sais qu’il a le cœur serré à chaque fois qu’il reçoit un appel lui apprenant que je suis à l’hôpital».

Triste signe du destin: son ultime post publié quelques jours avant sa mort était une réponse à un internaute qui demandait des conseils sur les stéroïdes à prendre pour devenir «énorme» comme lui. Et Erik Rhodes de détailler ses doses, sur le ton de celui qui sait que tout cela finirait par lui coûter la vie.

François Sagat a été l’un des premiers à réagir, avec beaucoup d’émotion, à la disparition d’Erik Rhodes, avec qui il avait tourné. Pour Yagg, la pornstar gay française évoque un homme «trop intelligent pour la plupart de ses congénères», «enfermé dans un tourbillon d’incompréhension» et qui maniait l’ironie comme une véritable énergie du désespoir.

Quelle a été ta réaction à l’annonce du décès d’Erik Rhodes? François Sagat: J’étais avec un ami dans la rue, nous allions au sport, et j’ai reçu un SMS d’un ami photographe de Londres: «Tu as eu des nouvelles d’Erik Rhodes récemment???». Mon sang n’a fait qu’un tour. J’avais effectivement discuté avec Erik (James) sur Twitter la semaine dernière après un long moment de silence. Il venait apparemment de sortir de l’hôpital pour je ne sais quelle raison. Nous blaguions en ligne. Après ce SMS, je suis directement allé voir sur son Twitter officiel: et là j’ai bien lu ce que je craignais. Je me suis mis à pleurnicher comme une idiote dans la rue. Cette disparition m’affecte réellement.

Sur Facebook, tu as écris que tu l’admirais. Pour quelles raisons? Quel homme était-il? J’ai toujours eu beaucoup d’affection pour lui, même si nous n’étions pas des amis proches. J’ai même été obsédé par le personnage un bon bout de temps. Nous nous sommes rencontrés pendant les GayVN Awards à Los Angeles en 2006, je parlais très mal l’anglais à l’époque, il était venu vers moi pour me complimenter sur Arabesque [un film X produit par Raging Stallion Studios], j’étais impressionné. Alors depuis cette rencontre, on est resté en contact amical ponctuel, sans trop d’ambiguïté.

Nous nous sommes ensuite recroisés brièvement pour des événements officiels mais «clés», à New York et San Francisco, sans vraiment avoir le temps de trop se parler, mais nous correspondions très régulièrement à distance, jusqu’au jour où l’on a tourné ensemble. Moment moins important que les moments de discussions que nous avons vécus hors tournage pendant ce séjour à Prague. Erik/James est quelqu’un qui me fascinait par sa lucidité sur lui-même et sur ce qui l’entourait, sa sensibilité, sa culture musicale et cinématographique, ce qu’il écrivait, son ironie, son humour. Il était doux, tranquille, parfois timide lui aussi. Peut-être aussi sa mélancolie me fascinait, sans illusion, peut-être un peu trop réaliste. Mais je pense que c’était quelqu’un de constant, fidèle à lui-même et surtout honnête et réel.

Erik Rhodes ne faisait pas mystère de ses problèmes de dépression mais aussi d’addiction à diverses drogues. Ne penses-tu pas qu’il allait à l’encontre d’une certaine hypocrisie dans le milieu du X sur tous ces sujets? Oui, il a peut-être été le reflet de ce que d’autres cachent, effacent ou embellissent. Cet excès de sincérité lui aura peut-être causé quelques ennuis et soucis d’image en ce qui concerne beaucoup d’imbéciles de la communauté gay, cachés ou pas derrière leurs claviers d’ordinateur.

Mais, à bien y réfléchir, il ne suffit pas d’entreprendre une carrière dans le porno pour avoir ces problèmes d’addictions. Je pense que c’est juste le fait de tourner aussi autour de son image et du regard d’autrui, sous toutes formes que ce soit, qui peut mener à une telle tragédie. Être sans cesse en quête de sensations fortes, de buts inatteignables… Il avait juste l’Art et la Manière de raconter des choses fatales et terribles de manière tellement franche, analytique, sociale et à plat que je ne l’ai jamais trouvé provocateur. La dépression était un fait, il l’a juste communiquée frontalement. Les gens ne sont pas naïfs, mais perfides.

Je parle aussi en connaissance de cause, ayant touché de près ou de loin à certains mécanismes de cette industrie. La drogue est le problème phare derrière toute perte, le fléau numéro 1, je ne vous apprends rien, mais encore une fois pas vraiment «dans» le porno, mais «autour» du porno. Je ne dénonce personne mais en tous cas la plupart des grosses boîtes de production US, à travers ce que j’ai vécu, sont très regardantes quant à la condition des modèles sur un tournage. J’ai toujours connu un Erik Rhodes plutôt sobre au cours de nos rencontres et collaborations.

Son tumblr s’appelait «A romance with misery»/«Une histoire d’amour avec le malheur». C’est terrible quand on y pense, non? Oui, surtout dans ses relations amoureuses qu’il relatait de manière fatale, fébrile, tenant à un fil. Relations qu’il investissait avec engouement mais en se posant des ultimatums. J’ai longtemps suivi son premier blog à l’époque, avant le tumblr, parlant de dépression déjà avancée. Il avait toujours un boyfriend, c’était vital apparement, et j’avais aussi analysé une certaine souffrance sur ses explications d’avoir ruiné sa vie avec le porno, tout en continuant une ascension fulgurante dans cette activité sans jamais pouvoir stopper la consommation. J’ai dû ressentir cette idée parfois, mais juste par moments, jamais de manière constante et fatale comme il avait l’air de l’expliquer. Je crois que le problème n’est pas le porno, mais ce qu’on en fait.

Le pire c’est que dans cette extrême lucidité, on avait l’impression que l’humour était le seul point élévateur de sa condition, comme si l’ironie était son moteur, un humour toujours très sophistiqué et fin… mais noir.

Son destin tragique, c’est l’envers du décor du X? Non, je ne pense pas du tout en fait. Le X était juste un décor de théâtre je pense, je n’ai pas la clé du problème, peut-être le problème essentiel c’était la ville de New York? Le Gay New York, infâme comme toutes les concentrations gays du monde entier, que ce soit à Paris, Londres ou ailleurs, avec toutes les drogues et les identifications possibles que ça comporte. Notre décennie est juste en train de pourrir plus vite.

Je pense qu’il était trop intelligent pour la plupart de ses congénères et juste enfermé dans un tourbillon d’incompréhension. Je pense même qu’il évoluait dans un système (industrie porno/Falcon) pas plus destructeur que les inconnus le jugeant et autres détracteurs stupides. Un univers X limite plus protecteur que le monde extérieur (on n’est plus dans les années 80 avec les saladiers de coke, loin de là). Les zones d’ombre sont attribuées à une majorité de gays, je le pense, et pas que dans le porno.

Print This Post
Avatar de Yannick Barbe
Publié par
Directeur de la rédaction de TÊTU
Autres articles | Profil | Compte Twitter
 
LES réactions (27)
  • Par Saint Dominique Fabien 16 juin 2012 - 12 H 15

    C’est pas la faute du porno il dit… bah c’est ton fond de commerce en même temps

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Red 16 juin 2012 - 12 H 50
    Avatar de Red

    C’est vraiment intéressant, et pas que à propos de l’industrie du porno gay.

    Signaler ce commentaire

     
  • Par H.I.P 16 juin 2012 - 12 H 58

    J’ai appris la nouvelle le jour de son décès, et cela m’a fait un petit truc car il était dans la liste de mes acteurs favoris.
    J’avais comme certains suivi son blog à l’époque, mais comme l’explique François, c’était un mélange de tourments et d’esprit critique.

    L’acuité fataliste qui découpait sa dépression en direct avait finit par avoir raison de mon assiduité sur son blog. Je ne voulais pas que cette atmosphère ironique et parfois oppressante de mélancolie m’imprègne, ni ne voulais assister à ses prédictions funestes parfois dites ou sous-entendues.

    Il y avait aussi le malaise d’être là, et de voir que de ses proches à ses fans en passant par ses collègues, personne n’arrivait à l’aider à stopper son addiction. C’était très dérangeant d’être témoin de la chute d’une personne qui en était elle-même consciente.

    Certains comme d’habitude auront tendance à faire les biatches dans les commentaires, car dès lors qu’il est question de pornstars, il y a toujours quelques pédés qui aiment bien mépriser en se la pétant. Mais ce serait cracher un peu vite sur des gens qui par leur boulot ont une incidence sur nos plaisirs solitaires. Leur profession devrait être sociologiquement analysée comme toutes les autres milieux socioprofessionnels.

    Bref, je trouve l’analyse de François juste, elle pourrait s’appliquer à bien des domaines en dehors du porno. Erik Rhodes devient un énième cas d’école, pas besoin d’être fan de porno pour le voir. Une pensée…

    Signaler ce commentaire

     
  • Par H.I.P 16 juin 2012 - 12 H 59

    …pour son frère jumeau qui doit souffrir le martyre, ainsi qu’à sa famille et au reste de ses proches. R.I.P

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Yannick Barbe 16 juin 2012 - 13 H 06
    Avatar de Yannick Barbe

    @H.I.P
    Merci pour ce commentaire.

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Klav' 16 juin 2012 - 14 H 23

    Je découvre le personnage que maintenant, et par une curiosité un peu morbide je lis son Tumblr, mais malgré les « avertissements » je suis choqué. Purée c’est d’un glauque… :(

    Et tout le monde pouvait lire ça, a la fois on a l’impression que son entourage, ses collègues etc… faisaient rien, à la fois j’ai l’impression qu’il était du genre à tourner le regard quand on lui tendais une main.
    Et à côté de ça on a ceux qui donnent vraiment l’impression qu’il lui faut continuer dans cette voie alors qu’il sait que ça le détruit, à toujours prendre plus de produits, à toujours essayer de maximiser ses performances, à faire plus de muscle pour rendre mieux à l’écran et encore et encore…

    Que ce genre de comportement existe, au fond j’le savais très bien, mais voir ça comme ça exposé au jour le jour sur le net, aux yeux de tous, avec tout le monde qui sait déjà comment ça va finir mais personne qui fait rien…
    C’est d’un fatalisme assez marquant, sa plume (d’une qualité surprenante soit dit en passant) assez acide arrange pas le tout.
    On pourrait critiquer le système, qui veut juste voir de la performance quel qu’en soit le coût humain (limite un sacrifice en live pour les plaisirs d’une foule d’anonymes) mais il y a aussi énormément de lui qui tourne en boucle dans cette histoire d’autodestruction…

    ‘tain, j’vais être morose toute la journée rien qu’à cause de la mort de quelqu’un dont je connaissais même pas l’existence en me levant…

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Pégase 16 juin 2012 - 15 H 32
    Avatar de Pégase

    En lisant cet article je suis extrêmement touché. Je ne le connaissais pas, mais sa description en est bouleversante, ainsi que son Tumblr…
    Je me reconnais un peu, étant moi-même assez mélancolique, et le comprends. Quand on est incompris, personne ne peut rien, c’est un cercle sans fin. C’est difficile de se dire que la seule issue à son malheur dut être la mort…
    Paix à son âme.

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Paul Denton 16 juin 2012 - 17 H 17
    Avatar de Paul Denton

    « peut-être le problème essentiel c’était la ville de New York? Le Gay New York, infâme comme toutes les concentrations gays du monde entier, que ce soit à Paris, Londres ou ailleurs, avec toutes les drogues et les identifications possibles que ça comporte. Notre décennie est juste en train de pourrir plus vite. »

    Merci pour ce message plein d’espoir…

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Monteau Patrick 16 juin 2012 - 17 H 33

    Je suis toujours stupéfait quant aux problèmes d’addiction liés à la consommation d’anabolisants, de drogues dures ou « douces », de « poppers », mais je reste critique quand on s’en prend à New York et aux « GAY NEW YORK »;

    Pour avoir fréquenté New York et ses quartiers « gays » , comme Chelsea, Upper West Side, le Village, Gay Street, et d’autres moins connus, je n’ai jamais touché aux drogues et je me suis jamais senti obligé de fréquenter un certain « milieu ».

    Donc à bientôt 51 ans, je me suis éclaté comme il faut, pris des Kms de B… (avec gel et capotes), ait eu 3 compagnons dont un avec lequel je suis resté en harmonie 10 ans.

    Je ne comprendrais jamais qu’un mec puisse se détruire sa vie alors que nous sommes programmés pour bien vivre 120 ans !

    Par ailleurs, je connais des octogénaires qui sont bien dans leurs baskets et ont encore du sex appeal et ne fréquentent pas des gigolos ou des prostitués comme pas mal de cougars femmes.

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Monteau Patrick 16 juin 2012 - 17 H 35

    New York est une ville de rêves super extraordinaire ! Paris est la plus belle ville du monde et bref la Vie est magnifique merde !

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Saint Dominique Fabien 16 juin 2012 - 22 H 38

    @ Monteau Patrick : Mr Sagat parle juste du milieu dans lequel il evolue : celui de la fête, du paraître, du porno (et pour cause). Pas celui dont la plupart des homos connaît : celui de Mr et Mme Toutlemonde. Son discours est forcément autre.

    A tous les jeunes gays qui lisent cet article et qui ne connaissent pas encore le milieu , être gay n’est pas forcement signe de drogues , de dépressions , de mecs avec des harnais …

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Milkyway 16 juin 2012 - 23 H 16
    Avatar de Milkyway

    Je découvre aussi ! Le porno n’était surement pour lui qu’une drogue parmi les autres. Qu’est-ce qu’on ne ferait pas pour atténuer un peu les énormes souffrances de la dépression ! RIP

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Louis 17 juin 2012 - 2 H 49

    Je n’ai plus de respect pour Erik Rhodes puis François Sagat parce que Erik Rhodes plus honnête à lui-même il pas blâmer la communauté gay pour son usage de la dépression et la drogue. Il blâme sur lui-même. GAY NEW YORK! ? Qu’en est-il des str8 new york et à toutes les concentrations str8 partout dans le monde ? Ils font plus de drogue alors n’importe qui. Je veux don, t veulent impoli, mais je pense que François Sagat est mort de Erik Rhodes blâmer la communauté gay, mais n’est pas de la communauté gay qui accusent. C’est Erik Rhodes.What est tort avec François Sagat ? Il nous a ensuite poignarder nous en arrière ! Il est trop gay!! Il savait que Erik Rhodes ne pas blâmer son gayest pour sa dépression. Erik Rhodes aime être gay ! Il dit il lui sur son tumblr. François Sagat devrait être honte de lui-même, j’ai perdu tout respect pour lui. RIP Erik Rhodes vous manquera.

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Andy 17 juin 2012 - 9 H 56

    Les propos de M.Sagat sont affligeants! Drogue/porno/déprime, tout cela rime avec gay pour lui: la zone d’ombre semble se loger dans chacun de nous. Au fond, être gay, dit-il entre les linges, ça reste une malédiction et mieux vaut un beau désespoir cynique! Beurk. Il parle de son milieu (pourri, faut dire, car c’est le commerce) comme s’il pouvait parler pour tous le gays!

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Monteau Patrick 17 juin 2012 - 13 H 08

    Pour ma part j’ai toujours eu plus de considération pour Marguetite de Crayencour (Yourcenar) et sa compagne Grace Freaks, mais aussi le couple Cocteau/Marais ou Saint-Laurent/Bergé que la descente aux enfers de certains qui ne gèrent leurs vies que dans les « backrooms » ou les pratiques bareback se multiplient à mon grand désespoir ayant perdu trop d’amis !

    Signaler ce commentaire

     
  • Par STEP 17 juin 2012 - 16 H 02

    @Monteau Patrick

    « Communautarisme » où l’argent et le paraitre – il n’y a qu’à voir les boutiques dans le marais, les flyers – semblent être devenues les valeurs essentielles. Or pour rencontrer l’âme sœur, il faut sortir, rencontrer des gens, il faut paraitre. Le fossé entre ceux qui peuvent se permettre de paraître, donc faire rencontres et ceux qui ne peuvent pas rentrer dans cette économie ne cesse de se creuser. La dite « communauté », est donc scindée de fait en deux parties : une communauté visible et une communauté « de l’ombre ». Cette situation est d’autant plus schizophrénique que la partie visible de la communauté, les pédés « bien sappés », Ray-Ban, D&G, Dsquared2 ne « date » pas n’importe qui. C’est donc dans le déni total des idéaux véhiculé par Stonewall que toute une partie de la communauté se contente de l’anonymat des backrooms. Ce nouveau mode de vie gay va de pair avec drogues et dépression et ça n’est pas prêt de s’arrêter. Le bareback est une nouvelle conquête identitaire qui est le reflet du malaise qui règne dans la communauté gay aujourd’hui.

    Signaler ce commentaire

     
  • Par nileju 17 juin 2012 - 17 H 01

    Je préfère pleurer la mort de Thierry Roland, suis-je le seul ?

    Signaler ce commentaire

     
  • Par joe 17 juin 2012 - 18 H 55

    d’accord avec françois Sagat. il a plutot raison (et je dis pas ça parce que je l aime bien), mais la drogue est partout , pas que dans le milieu X ricain- que je connais pas du tout et qui m intéresse pas du tout.
    Après on le sait, dès qu il y a du fric, du fame , du cul, c’est vite fait de tomber dans la défonce, drogue ou/et alcool etc…
    C’est la nature humaine, et les gens qui comprennent pas ceux qui prennent des substances, ben tant mieux pour eux s ils sont straight et désolé pour eux en même temps, c’est pas très malin de juger . :-(

    Signaler ce commentaire

     
  • Par joe 17 juin 2012 - 18 H 59

    et je dis pas ça parce que j aime bien françois sagat et les drogues ok !? ^=^ :-D

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Ceolio 17 juin 2012 - 19 H 20

    Il etait triplement exposé aux produits dangereux de part son metier d acteur porno dans un premier temps, de part son culturisme d autre part ( d ou les steroïdes) et enfin dans le milieu de la nuit. Le milieu du porno gay n est donc que partiellement responsable du drame.

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Erald 17 juin 2012 - 21 H 38

    Il faut distinguer les acteurs européens des acteurs américains : les acteurs américains font souvent du porno pour survivre du point de vue financier alors que de nombreux acteurs européens s’enrôlent dans cet univers en nous parlant de « rêve ». YAGG n’a-t-il pas organiser un concours pour cela, en nous parlant justement de rêve ? Pour supporter cet engrenage, les acteurs américains ont plus de facilité à prendre plusieurs substances et on pourrait les comprendre, ça ne doit pas être évident. Qu’on le veuille ou non, les USA sont une société puritaine et se recycler, c’est compliquer. Donc d’un côté vous avez des acteurs américains « ravagés » par des substances et des comportement dignes des « drugs addicts », de l’autre des acteurs européens qui sont souvent très « intelligents » et sensibles, qui vont s’accoupler avec ces derniers avec tous les risques que cela impliquent (HIV en tête). Cela doit être un véritable choc des cultures. Le porno et la sexualité dictent nos comportements : ces personnes sont des exemples, les rock stars du milieu gay, on s’identifie forcément…. Le porno c’est Spleen et l’Idéal. J’envie votre liberté de ton M. Sagat et votre courage !

    Signaler ce commentaire

     
  • Par babar aujourd'hui - 1 H 02
    Avatar de babar

    « Il faut distinguer les acteurs européens des acteurs américains : les acteurs américains font souvent du porno pour survivre du point de vue financier alors que de nombreux acteurs européens s’enrôlent dans cet univers en nous parlant de « rêve » »

    Ah bon ? C’est donc parce que les jeunes porno-figurants d’Europe de l’Est sont de grand rêveurs et vivent dans l’abondance que les exploiteurs gays européens et américains vont tourner en Tchéquie et en Hongrie des films bareback ? Luxe et volupté…

    .

    Signaler ce commentaire

     
  • Par babar aujourd'hui - 1 H 05
    Avatar de babar

    Au fait, Yagg a-t-il relaté les causes de décès certifiées par le médecin légiste américain concernant les causes de décès de Richard Descoings ?

    Signaler ce commentaire

     
  • Par babar aujourd'hui - 1 H 18
    Avatar de babar

    « Je suis toujours stupéfait quant aux problèmes d’addiction liés à la consommation d’anabolisants, de drogues dures ou « douces », de « poppers », »

    Je trouve étonnant l’amalgame qui inclut le poppers… Quelle est la source médicale qui classe les poppers actuels dans les drogues dures ou douces ? Certes les poppers ne sont plus l’apanage des gays. Ils sont d’un usage référencé chez les ados et les étudiants, hétéros, garçons et même filles, associés dans un contexte festif à d’autres produits. Mais je ne connais aucune source médicale sérieuse qui évoque une addiction psychologique ou physique aux poppers d’autant que leur composition a bien changé depuis les années 80… Mais je suis friand de nouvelles informations à ce sujet bien sûr. Par contre, il est clair qu’associer les poppers à des substances bleues prescrites ou accessibles en vente libre à la sauvette dans de nombreux bordels gays en France et à l’étranger peut en effet avoir des conséquences cardiaques fâcheuses, à New York aussi.

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Klav' aujourd'hui - 10 H 10

    « Au fait, Yagg a-t-il relaté les causes de décès certifiées par le médecin légiste américain concernant les causes de décès de Richard Descoings ? »

    => Euh… Ca fait un moment. Sans surprise c’était une crise cardiaque.

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Melanie Zetofrais 25 juin 2012 - 15 H 09

    J’aimerais que toutes celles qui crachent sur Sagat et Rhodes prennent une seconde pour se regarder dans un miroir.
    Bilan, oui, vous etes laides. Au secours, vous etes laides, meme avec du rouge a levres.

    Signaler ce commentaire

     
  • Par Le Marginal Magnifique 01 juil 2012 - 11 H 49

    Intéressant : révélateur sur le milieu, mais aussi sur la société…

    Signaler ce commentaire

     
  • Vous devez être connecté pour poster un commentaire.