Les gays sont discriminés sur le plan salarial par rapport aux hétérosexuels, mais pas les lesbiennes. Thierry Laurent, professeur à l’Université d’Évry-Val d’Essonne, présente en vidéo les résultats de son étude (voir la vidéo ci-dessous en vous connectant).
Les auteurs de l’étude, Thierry Laurent et Ferhat Mihoubi, professeurs à l’université d’Évry-Val-d’Essonne, ont fait le constat que les gays subissent un écart de salaire de -6,2% dans le secteur privé et de -5,5% dans le secteur public. Pour les lesbiennes, la différence salariale leur est favorable dans le secteur privé (+2 %) et nulle dans le secteur public.

Les gays seraient perçus par les employeurs comme ayant une productivité moindre, notamment en raison de problèmes de santé potentiels liés au sida. Les lesbiennes, elles, «seraient perçues comme plus agressives, plus dynamiques, plus disponibles», que les femmes hétérosexuelles.

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Les disparités salariales entre homos et hétéros: une étude présentée par Thierry Laurent, économiste

L’intégralité de l’étude a été présentée et discutée lors du colloque Le Coût de l’homophobie qui a eu lieu le 30 mai dernier à l’OCDE, à l’initiative du Comité Idaho, de Globe OCDE et de OWN (lire notre article sur Yagg: Louis-Georges Tin: «L’homophobie appauvrit le monde».).