«Excellent», tel est le bilan de la 10e Marche des Fiertés de Lorraine qui a eu lieu ce samedi 2 juin, selon Matthieu Gatipon-Bachette, le président de l’association organisatrice, Couleurs Gaies. La marche régionale est organisée en alternance à Nancy et Metz, où elle a eu lieu cette année. La ministre de la Culture Aurélie Filipetti a participé à la Marche et a tenu un discours avant le départ du cortège:

Si vous ne pouvez pas voir la vidéo, cliquez sur #GAYPride #Metz 2 juin 2012 Aurélie Filippetti, Ministre de la Culture (Filmé par Lionel LEY)

Candidate à la députation dans la circonscription, Aurélie Filipetti avait déjà participé à la marche il y a deux ans. «Elle reste cohérente», juge Matthieu Gatipon-Bachette.

D’autres élu-e-s étaient également présent-e-s, notamment la première adjointe de la ville de Nancy Claudine Guidat. La mairie de Metz avait, elle, apporté son soutien logistique.

Le nombre de manifestant-e-s s’élevait à 3000 selon les organisateurs/trices, tandis que les forces de police en comptaient 1500. Le président de Couleurs Gaies se réjouit également du soutien des commerçant-e-s, y compris non-communautaires, tels que «le kebab du coin» qui a acheté un encart publicitaire dans la brochure de la marche.

«Les promesses, ça suffit»: c’est derrière ce slogan qu’ont défilé les marcheur/euses de la Lesbian and Gay Pride de Lille. La marche était plus belle que jamais, selon Franck Danvers, président de l’association organisatrice. Le soleil était au rendez-vous pour la marche de midi à 20h: il a plu le matin et le soir. Épaulé-e-s par les agents de police gays et lesbiennes de l’association Flag!, les organisateurs/trices ont compté «entre 12000 et 15000 » marcheur/euses, tandis que la préfecture en a recensé entre 4000 et 5000.

Les politiques étaient présent-e-s à la marche: le député socialiste Bernard Roman, dont l’implication est saluée par Franck Danvers, ou encore Yves Delahaie, candidat MoDem à la députation, étaient dans le cortège. La maire de Lille Martine Aubry, en déplacement à Nantes, a transmis un mot d’excuse qui a été lu par le président de la LGP.

Une minute de silence pour les victimes de l’homophobie ainsi qu’une bénédiction des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence ont également rythmé le défilé.

Au moins cinq soirées post-Pride étaient organisées dans la ville samedi soir. La soirée officielle était organisée au Tri Postal, un ancien centre de tri du courrier reconverti par la mairie en lieu culturel.

À Montpellier, on se félicite de la réussite de la marche des diversités «nouvelle formule»: nouveau parcours, nouveaux quartiers traversés, puis une arrivée sur le parvis de la nouvelle mairie, pour un «apéro géant» sous la devise républicaine «Liberté, Egalité, Fraternité» et sous un soleil de plomb (31°C à l’ombre). 20000 personnes ont participé à la marche, et 10000 à l’apéro sur la place de la mairie, selon Vincent Autin, le président de la LGP Montpellier Languedoc-Roussillon. La maire de la ville, Hélène Mandroux, a participé à la marche, de même que Jean-Pierre Moure, le président d’agglomération, une collectivité qui représente 31 communes.

Au moins 4000 personnes, selon Ouest Franceont marché dans les rues de Nantes, tandis selon Presse Océan le chiffre pourrait dépasser les 5000 recensées l’an dernier. Le quotidien régional décrit un défilé à la fois festif et revendicatif, avec des slogans tels que «J’ai deux mamans, et alors?» ou «Plus de dialogue = moins de suicide».