Lors des élections législatives de 2007, Christian Vanneste était candidat CNI (Centre national des indépendants). À l’époque, l’UMP n’avait investi personne face à lui. En 2012, le député du Nord, qui aurait été exclu sans l’être de l’UMP (lire Exclusion de Christian Vanneste: Quand l’UMP nous mène en bateau et Investiture de Christian Vanneste aux législatives: l’UMP divisée) se présente sous l’étiquette du Rassemblement pour la France, qu’il préside depuis mars dernier. Face à lui cette fois, un candidat UMP, Gérald Darmanin, que Christian Vanneste considérait comme son «fils spirituel» jusqu’à ce qu’il tue le père, en fait.

«Moralement, c’est insupportable, a commenté Christian Vanneste dans un entretien à France Soir. C’était mon fils spirituel, que j’avais fait venir de Paris pour qu’il me succède à la mairie de Tourcoing. Son investiture, c’est une trahison d’une ampleur que je n’avais pas imaginée une seconde. Il a répondu aux sirènes de l’UMP. Pour cette élection législative, le choix des électeurs, c’est le choix entre trois lettres et 30 ans d’action sur le terrain. S’ils choisissent mon adversaire, ils choisiront un homme d’appareil, un apparatchik plus préoccupé de sa carrière parisienne.

Mais s’il n’a pas le soutien de l’UMP, Christian Vanneste a en revanche reçu celui des représentants locaux du Nouveau Centre (NC) – soit une quinzaine de personnes–, au grand dam de la direction nationale, qui estime, dans un communiqué, que les «nombreuses prises de positions de Christian Vanneste sont en effet totalement incompatibles avec les valeurs portées par le Nouveau Centre».

Photo Yagg