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Ciné, Festival de Cannes, People | 21.05.2012 - 18 h 27 | 4 COMMENTAIRES
Cannes: Rencontres avec Céline Sciamma et Guillaume Gouix
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Céline Sciamma («Tomboy») préside le jury Révélation France 4 de la Semaine de la Critique. Guillaume Gouix joue dans la très jolie histoire d'amour gay «Hors les murs», de David Lambert.

Franck Finance-Madureira, fondateur de la Queer Palm, nous fait vivre le 65e Festival de Cannes en direct.

Aujourd’hui, deux interviews: la réalisatrice Céline Sciamma et l’acteur Guillaume Gouix.

CANNES: RENCONTRES AVEC CÉLINE SCIAMMA ET GUILLAUME GOUIX
La rumeur dit que ces deux-là devraient très vite travailler ensemble. Céline Sciamma (Naissance des pieuvres, Tomboy) est la présidente du jury Révélation France 4 de la Semaine de la Critique et Guillaume Gouix joue dans la très jolie histoire d’amour gay Hors les murs, de David Lambert, également à la Semaine de la Critique. Deux personnalités douces et passionnées.

Céline Sciamma: «Cannes c’est surtout le festival qui me faisait rêver enfant»

Peux-tu nous parler de ce nouveau jury que tu présides cette année? Céline Sciamma: C’est le jury Révélation au sein de la Semaine de la Critique qui est consacrée aux premiers et deuxièmes films, aux jeunes auteurs. Il est sponsorisé par France 4 et je suis entourée de 4 jeunes blogueurs, critiques venus des 4 coins du monde: une Coréenne, un Americain, un Indien et un Belge. On voit les films de la compétition de la Semaine et nous allons en récompenser un.

Comment vas-tu organiser le travail avec ton jury? On va essayer de ritualiser un peu ça. Ce qui est chouette dans ce genre d’initiative c’est qu’on va parler de cinéma tous les jours! On va tous aux mêmes séances et on débriefe ensuite de façon informelle avant notre délibération de jeudi prochain.

Comment sont tes jurés? C’est la première fois qu’ils viennent à Cannes, ils sont très mignons et très enthousiastes. On fait connaissance mais on ne fait jamais autant connaissance qu’autour des films!

Un peu plus d’un an après la sortie française de Tomboy, le film voyage-t-il encore? Le film continue encore à sortir puisqu’il à été vu dans plus de 30 pays, mais là c’est un peu la fin de la grande tournée promotionnelle. En juin, je me mets à écrire, mais je ne peux pas encore en parler. Toujours dans une énergie de production intense, j’ai envie d’être dans le vif du sujet en permanence.

Tu es devenue une yaggeuse d’honneur en commentant la nuit des Oscars, une jolie expérience? Mémorable. J’ai adoré cette expérience et si je pouvais le faire sur d’autres événements je le ferai! C’était vraiment savoureux puisque c’est une cérémonie que j’ai toujours regardée depuis mon plus jeune âge de façon plutôt solitaire et là le partager avec ce crew et dans l’humour c’était mémorable. Au début de la soirée, je me suis dit qu’on n’allait pas y arriver, deux heures de tapis rouge puis la cérémonie, et en fait le temps file et quand on se retrouve à 6 heures du mat’ dans la rue on se dit «ah ouais on l’a fait, We dit it!». À refaire l’année prochaine avec plaisir.

Cannes pour toi ça évoque quoi? Tu es un peu née ici en tant que cinéaste… C’est le début de tout, c’était la première fois que mon film était montré aux journalistes, aux professionnels, personne n’en avait entendu parler et c’est un souvenir très sentimental. Je reviens maintenant dans un lieu d’amitié plus détendu et familier. Mais Cannes c’est surtout le festival qui me faisait rêver enfant, adolescente. Cela a beau être familier c’est toujours étonnant d’être ici, de monter les marches.

Et alors les César? Tomboy [absent des nominations] a-t-il souffert d’une belle concurrence? C’était une concurrence loyale! Et comme tu l’as dit, tous les grands films français étaient des films cannois. Tous les concours sont une question de contexte et je préfère avoir été ecartée d’une sélection exceptionnelle qu’autre chose. D’un point de vue collectif, cela a été une année exceptionnelle et je comprends très bien cela. Moi j’ai eu un vrai coup de cœur pour L’Apollonide, de Bertrand Bonello. Le film de Valérie Donzelli [La guerre est déclarée] aussi, il y a eu une bel effort de génération!

On te souhaite quoi pour ce festival? De voir de beaux films et de faire un peu la fête parce que Cannes c’est bien aussi pour ça! Et de rentrer avec l’envie de cinéma qui sera mon moteur pour me mettre au travail!

Lire l’interview de Guillaume Gouix page suivante

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LES réactions (4)
  • Par NecRubiKon aujourd'hui - 18 H 51
    Avatar de NecRubiKon

    « C’était une concurrence loyale! » J’adore le fait qu’en illustration, elle cite le Bonello et le Donzelli: my thought exactly! Et puis, comme beaucoup, je l’admire encore plus depuis la nuit du liveblogging des Oscars :) !

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  • Par NecRubiKon 22 mai 2012 - 11 H 27
    Avatar de NecRubiKon

    Echos désastreux pour le Lambert! :( Tant pis pour Guillaume (et mon prono)… Bon, faut que ce soit le Lifshitz, alors, là!

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  • Par Chris 22 mai 2012 - 15 H 37

    @necrubikon,

    Arrrrrrrfff

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  • Par NecRubiKon 23 mai 2012 - 0 H 49
    Avatar de NecRubiKon

    Ah mais faut pas trop s’inquiéter quand même: d’un autre côté, le film a apparemment été très applaudi, et il sera distribué plus largement que prévu. Ca devrait plaire au plus grand nombre – mais pas à mes sources, en qui j’ai évidemment je place plus de confiance, mais c’est juste moi.

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