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Ciné, Festival de Cannes | 19.05.2012 - 13 h 31 | 6 COMMENTAIRES
«The We and the I», de Michel Gondry: un bus dans le Bronx
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Film d'ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes, «The We and the I» nous plonge dans le bus du dernier jour de cours d'une petite bande d'ados du Bronx qui n'ont pas leur langue dans leur poche.

Franck Finance-Madureira, fondateur de la Queer Palm, nous fait vivre le 65e Festival de Cannes en direct.

Aujourd’hui, la critique de The We and the I, de Michel Gondry, film d’ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs. Prochainement dans les salles.

«The We and the I», de Michel Gondry: un bus dans le Bronx

Belle capacité que celle de Michel Gondry de se renouveler à chaque film! The We and the I nous plonge dans le bus du dernier jour de cours d’une petite bande d’ados du Bronx qui n’ont pas leur langue dans leur poche.

Ces échanges incessants et bruyants nous permettent de découvrir à la volée une magnifique galerie de personnages dont le comportement est bien sûr complètement dépendant du contexte. Que l’on soit en groupe, forts et bravaches (the We) ou seul à seul et forcément plus profond, plus vrai (the I).

COUPLE GAY
Un vrai coup de cœur pour ce film qui doit beaucoup à la façon dont Gondry semble faire corps avec ses personnages. Le dosage qu’il parvient toujours à tenir entre le We et le I est un modèle d’écriture et sa façon d’intégrer à cette galerie de caractères un jeune couple de garçons en pleine crise est à la fois sensible et légère.

Les comédiens du film sont devenus instantanément les idoles de la Croisette profitant joyeusement de leur virée cannoise avec, après tout, un film qui ne fait que raconter leur vie, leur énergie. Sans artifice.

Franck Finance-Madureira

Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur The We And The I – bande-annonce.

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LES réactions (6)
  • Par NecRubiKon 19 mai 2012 - 13 H 42
    Avatar de NecRubiKon

    Premier avis positif que je vois. Quasiment tous les échos sont mauvais jusqu’ici :( !

     
  • Par H.I.P 19 mai 2012 - 13 H 55

    La bande annonce m’enthousiasme, j’irai le voir!

     
  • Par H.I.P 19 mai 2012 - 14 H 04

    Je viens de lire quelques critiques, et je ne vois pas d’échos négatifs. J’ai plutôt l’impression qu’ils varient de « moyen » à « bon », mais sans aller à excellent(excepté 2 ou 3 sites). En fait c’est comme si les critiques ne savaient pas trop où se placer par rapport à la forme et au sujet et ramaient pour expliquer ce qu’ils ont ressenti.

     
  • Par SilentBrace 19 mai 2012 - 14 H 58
    Avatar de SilentBrace

    @NecRubiKon,

    La critique de Yagg est bonne parce qu’il y a un couple gay dans l’écran … ;)

    Plus sérieusement, il est assez normal de trouver des critiques difficiles au sujet de son film (à michel gondry) car il est un artiste tout à hors norme pour un auteur français. (multi casquettes)

    En l’occurrence, Michel Gondry au Bronx, c’est un peu comme Spike Lee à Brooklyn. Ils racontent leur histoire, mais ils ne te la vendent pas. (Ce qui expliquent la tournure des critiques.)

    Et donc, au delà du « couple gay » à l’écran, il me semble plus judicieux de faire un lien avec Rose Troche, du cultissime « Go fish ». (Incontournable pour toute personne qui s’intéresse à l’histoire lgbt …)

    Et concernant Cannes, je préfère me rappeler quand de la jeune équipe d’entre les murs de Laurent Cantet.

     
  • Par Yiu 19 mai 2012 - 17 H 26
    Avatar de Yiu

    sauf que si c’est fait pour etre realiste, c’est vraiment rate….

     
  • Par ThePerson 13 sept 2012 - 21 H 58

    Pas facile de réaliser un huis-clos dans un bus sans que cela ennuie ! Je n’ai pas été déçue même si le matraquage de paroles a fait que j’ai trouvé le film un peu long par moment mais il y a toujours eu une scène où mon attention s’est rattrapée! Peut-être que ça ne fait pas « réaliste »,mais on sait tous que le mot réaliste est un gros mot dans le monde du cinéma ;-), en tout cas je me suis reconnue dans certains personnages malgré les clichés apparents de « The we » et la profondeur et la sensibilité de « The I ». Un film touchant sur les relations des jeunes de notre époque, ce n’est pas un film que j’oublierai!

     
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