Alors que 52000 billets ont été vendus (dont 40000 en 2 heures), la police a refusé de donner son autorisation à l’organisation du concert de Lady Gaga le 3 juin prochain. Ce sont ses «tenues indécentes» et les paroles «problématiques» de ses chansons qui ont mis la chanteuse dans la ligne de mire des musulmans radicaux, certains allant jusqu’à la qualifier de «satanique».

L’interdiction ne fait néanmoins pas l’unanimité, et elle n’agace pas que les fans de Lady Gaga. Plusieurs député-e-s, comme Eva Sundari, du Parti démocratiqueindonésien de lutte (PDI-P), le Nahdlatul Ulama (NU), la plus grande organisation musulmane, ou encore le Conseil des Églises indonésiennes (PGI) se sont élevé-e-s contre cette atteinte à la liberté d’expression.

D’aucuns dénoncent aussi une certaine hypocrisie. Pour Ahmad Basarah, lui aussi élu du PDI-P, «s’ils osent interdire des spectacles qui mettent en avant une idéologie libérale et capitaliste comme Lady Gaga, alors ils devraient aussi prendre des mesures fermes contre les manifestations qui promeuvent des idéologies du Moyen Orient.»