Dans une longue interview accordée au magazine GQ (édition de mai 2012, depuis ce mercredi dans les kiosques), le chanteur Philippe Katerine et son intervieweur Frédéric Taddeï ne parlent que de ça (ou presque): être ou ne pas être gay. Les deux hommes sont hétéros (encore que cela semble plus compliqué pour Philippe Katerine), mais la question les travaille sévère.

ANDY WARHOL
L’artiste a toujours joué avec une certaine ambiguïté. Dans les pages de GQ, il apporte encore un peu plus d’eau à son moulin d’hétéro-flexible. Tout commence avec Ma philosophie de A à B et vice-versa, le livre d’Andy Warhol, qui a changé la vie de Philippe Katerine lorsqu’il était étudiant. «On mettait des mots sur ce que je ressentais. Comme le fait que les plus belles choses, c’est ce qu’on trouve dans les supermarchés. J’aimais aussi passionnément Catherine Deneuve. Au fond, j’étais gay», confie-t-il.

Celui qui partage sa vie avec l’actrice Julie Depardieu explique également que ses premiers rapports sexuels, «c’était avec un garçon». Et d’ajouter: «Mais j’ai trouvé après que c’était mieux avec les filles». Même s’il concède quelques accès de «tendresse physique avec certains de [ses] camarades», aujourd’hui. Et la bisexualité? «Je pense que ça existe, oui.»

«HONTEUSES»
«On ne naît pas homo, me semble-t-il, on le devient, non?», questionne Frédéric Taddeï, passablement lourdingue durant toute l’interview (il affirme être «devenu hétéro» parce qu’il adorait téter les seins de sa mère). Et Philippe Katerine de répondre tout de go: «Moi, je pense que je suis né homo.» Ajoutant même en conclusion: «Je pense que 75% des hommes sont des honteuses.»

Jusqu’au 7 juillet, Philippe Katerine présente «Comme un ananas», une exposition inédite à la Galerie des Galeries, à Paris, accompagnée d’un livre éponyme, publié chez Denoël.

Et pour le plaisir, le clip du titre Des bisoux, dans lequel Philippe Katerine embrasse tendrement un moustachu:


Si vous n’arrivez pas à voir la vidéo ci-dessus, cliquez sur Katerine – Des bisoux (clip officiel)