En 2010, l’ouverture du droit au mariage pour tous les couples avait ouvert la brèche, les associations LGBT argentines n’ont donc pas hésité à s’y engouffrer pour aller encore plus loin vers l’égalité des droits. En novembre 2011, un ensemble de quatre mesures présenté sous le nom de Loi sur l’Identité de Genre, a été adopté par les comités de Législation Générale et de Justice, puis par la Chambre Basse du Parlement à 167 voix contre 17 et 7 abstentions. Mardi 17 avril, c’était au tour du Sénat de se pencher sur ces mesures.

Cette loi reconnaît le genre comme une expérience personnelle qui peut correspondre ou non au sexe biologique, comme l’indique l’article 1er: «Toute personne a droit à la reconnaissance de son identité de genre, au libre développement de sa personne en accord avec son identité de genre et d’être traitée et identifiée en tant que telle sur les documents prouvant son identité en termes de nom(s), d’image et de sexe qui y sont inscrits». En cas d’application, elle facilitera donc les démarches de changement de nom et de modifications des documents officiels.

Portée par la Federación Argentina LGBT (FALGBT) et la Asociación de Travestis, Transexuales y Transgéneros de Argentina (ATTTA) et la Comunidad Homosexual Argentina (CHA) depuis 2007, cette loi serait une avancée exceptionnelle, selon Mauro Cabral de l’organisation Global Action for Trans Equality (GATE): «Ce serait la première loi au monde sur l’identité de genre qui garantit la reconnaissance de l’identité de genre et l’accès aux soins pour les trans’ sans exiger un diagnostic, une opération non désirée et/ou une intervention hormonale, ni aucune condition allant à l’encontre des droits humains.»

Si vous n’arrivez pas à lire la vidéo, cliquez sur Argentina: Transgender rights bill campaign

Pour en savoir plus, lire Derecho a la Identidad, la brochure de la FALGBT et de l’ATTTA