Société | 10.04.2012 - 15 h 39 | 0 COMMENTAIRES
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SOS homophobie détourne internet

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Depuis plusieurs années, internet a pris une place prépondérante dans le rapport annuel de SOS homophobie, et est devenu le premier motif d'interpellation de l'association.

Depuis plusieurs années, internet a pris une place prépondérante dans le rapport annuel de SOS homophobie, et est devenu le premier motif d'interpellation de l'association. «Chaque jour, des internautes y déversent leur haine des lesbiennes, gays, bi et trans', rappelle l'association. Chaque jour, des personnes nous appellent pour témoigner de leur vive émotion à la lecture de certains propos diffamants, faisant l'apologie de la haine des personnes LGBT. Internet est un média qui permet une grande liberté de parole, mais où les propos homophobes et transphobes, discriminants voire menaçants, sont légion.»

Il était donc logique que parmi les actions qu'elle a lancées dans le cadre de la campagne présidentielle, l'une d'elles se focalise sur le web. Pour ce faire, l'association a détourné les logos de Google («Gouine»), Facebook («Fiotte») et twitter («Travelo») et invite les internautes à les utiliser comme images de profil (les images sont téléchargeables ci-dessous ou sur le site de SOS homophobie).

«Notre association entend rappeler que ces mots, parfois vidés de leur sens, demeurent des insultes passibles d'une amende (allant jusqu'à 22500 euros) voire d'une peine d'emprisonnement (jusqu'à 6 mois), explique le communiqué. (…) Bien qu'un arsenal juridique existe déjà pour lutter contre de tels propos sur Internet, il n'est ni assez connu ni suffisamment appliqué pour être véritablement efficace. En effet, les éditeurs de sites et les internautes contributeurs ne sont pas suffisamment informés de l'aspect délictuel des propos homophobes et transphobes et de leurs conséquences. SOS homophobie demande donc aux pouvoirs publics à ce qu'un organisme, existant ou à créer, puisse effectuer des actions de sensibilisation pour aider à l'identification et à la répression des propos homophobes et transphobes sur Internet, dans le respect des libertés fondamentales de chacun.»

Seul-e-s Nicolas Sarkozy et Marine Le Pen se sont dit-e-s opposé-e-s à cette revendication dans leur réponse au questionnaire de SOS homophobie.

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[mise à jour, 18h13]
En réponse à la question soulevée par Lev dans les commentaires ci-dessous, voici quelques éléments de réponse transmis par la présidente de SOS homophobie, Elisabeth Ronzier:
Le montant de 22500 euros est indiqué comme maximum encouru pour une insulte sur internet.
Les insultes transphobes tombent évidemment sous le coup de la loi mais uniquement en tant qu'insultes «classiques», donc passibles de peines «de base».
Il n'y a pas de circonstance aggravante prévue en cas de caractère transphobe de l'insulte, comme c'est le cas pour l'homophobie.
Une insulte transphobe sera donc réprimée mais comme une insulte classique, on ne reconnaitra pas le caractère transphobe des propos, alors qu'en cas d'insulte homophobe il y aura aggravation de la peine.

 

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Cofondatrice et rédactrice en chef de Yagg.
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